Une large coalition d’organisations de la société civile malgache a publié une déclaration conjointe tirant la sonnette d’alarme sur la dégradation du climat civique dans le pays. Face à une multiplication des arrestations de jeunes et à un environnement marqué par l’intimidation, ces acteurs appellent les autorités à garantir le respect de l’État de droit et à adopter une approche plus inclusive dans le processus de refondation nationale.
Dans ce document signé par plusieurs dizaines d’organisations, dont le Mouvement ROHY, l’Observatoire de la jeunesse ou encore Transparency International Initiative Madagascar, les signataires dénoncent une restriction manifeste des libertés fondamentales. Ils évoquent notamment des arrestations jugées arbitraires ainsi que des cas d’investigations menées dans un climat de pression et de harcèlement moral visant certains membres de la société civile.
Selon la déclaration, cette situation alimente un sentiment de peur et de confusion au sein de la population, tout en fragilisant la confiance envers les institutions. « Ce contexte suscite une inquiétude légitime et compromet les efforts pour maintenir une dynamique sociale apaisée et tournée vers l’avenir », soulignent les organisations.
Face à ces dérives, la société civile formule plusieurs exigences. Elle demande en priorité la cessation immédiate des arrestations arbitraires et de toute forme d’intimidation, ainsi que le respect des droits de la défense et du droit à un procès équitable. Les signataires insistent également sur la nécessité de garantir pleinement les libertés d’expression, de manifestation et d’association.
Parmi les revendications majeures figure l’accès à l’information publique, avec l’adoption rapide d’un cadre légal adapté, ainsi que la protection des lanceurs d’alerte et des défenseurs des droits humains.
Dans ce contexte, Transparency International Initiative Madagascar met particulièrement l’accent sur la nécessité de réviser et améliorer la législation encadrant l’expression publique, estimant que les textes actuels restent insuffisants pour protéger efficacement la liberté d’expression et prévenir les abus.
Les organisations appellent en outre à la mise en place d’un cadre clair, transparent et inclusif pour encadrer le processus de refondation en cours. Elles plaident pour une feuille de route crédible, élaborée de manière participative à travers des concertations nationales ouvertes et sincères.
Enfin, la société civile réaffirme sa volonté de jouer un rôle actif dans la vie publique et se dit prête à dialoguer avec les autorités. Elle estime qu’une approche concertée, respectueuse des droits et orientée vers l’intérêt général, est indispensable pour sortir durablement de la crise et construire une transition porteuse d’espoir pour l’ensemble de la population malgache.
-----





Vos commentaires
Cest le genre de déclaration et de revendications trop vagues qui ne suscitera aucune réponse de letat.
La société civile doit aller plus loin en proposant et en decrivant de facon detaillee des mesures plus concrètes et réalisables .
Répondre