La société civile a lancé un appel solennel à l’organisation urgente de consultations nationales et au renforcement de la lutte contre la corruption et l’impunité. Quatre mois après la chute d’un régime accusé de corruption et de déficit de légitimité à la suite d’élections contestées, ces organisations demandent la clarification du cadre de la transition et des réformes promises.
Dans un communiqué signé par près de 300 organisations, la société civile exprime de vives inquiétudes quant à l’orientation de la transition. Selon eux, aucune concertation inclusive n’a encore été organisée pour définir la feuille de route et les modalités de gestion de cette période transitoire. Elle dénonce une confusion entretenue autour du statut du pouvoir actuel, certains discours laissant entendre que le pays fonctionnerait dans un cadre pleinement constitutionnel.
Le communiqué pointe des pratiques jugées préoccupantes : nominations sans critères transparents, soupçons de népotisme et de clientélisme, absence de rupture avec les anciennes méthodes de gouvernance. Les consultations populaires sont reléguées au second plan, au profit de priorités politiques contestées, estime la société civile.
Elle s’alarme par ailleurs d’une montée de la violence et d’un climat d’impunité, citant notamment des cas récents de vindicte populaire dans la région du Vakinankaratra en février 2026. Ces événements illustreraient, selon elle, une perte de confiance envers le système judiciaire et les institutions chargées d’assurer la sécurité.
Les signataires appellent à une justice équitable et à une gouvernance transparente, affirmant que la réussite de la refondation dépendra de la capacité des autorités à restaurer la confiance et à rompre avec les pratiques du passé.
Parmi les principales recommandations figurent l’organisation rapide d’une conférence nationale sur la transition, l’accélération des réformes électorales, la dissolution de l’actuelle Commission électorale jugée discréditée, ainsi qu’une clarification publique de la position du Président de la Refondation quant à une éventuelle candidature aux prochaines élections.
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Vos commentaires
J’ai peur que cet appel soit encore un discours dans le désert, lequel ne soit pas entendu par quelques uns qui sont en balade de santé à Moscou,...
Ces 300 organisation resonneront plus fort que 300 partis politiques proposant la dissolution de toutes les institutions, et un gouvernement d’union nationale reste lettre morte.
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Gouvernement d’Union Nationale pour faire prospérer l’impunité ?
On a déjà donné dans ce domaine en 2010 avec la feuiile de route ...violée .
Changer de discours car votre disque est rayé ...
300 isa izay vitsy no tena manana ny maha izy azy fa nyankabeazany dia fianakaviana ihany daholo tahaka ireo hoe antoko politika maro be. Avereno ilay vava be fa miandry izahay e ! Asa i Shalom raha mbola misera eto fa miangavy azy amerina ireo lisitra fampanantenana poakaty ho an’ity olontsy vanona ity.
Miangatra mihitsy andriamanitra fa itena velona miriaria fatratra ny sasany maty teo ampamonjena an’i madagasikara tsy eo ambany jiogan’ni lafrantsa intsony na dia nampiasa zandary namono nahafaty aza itena mbola io.Tsy rariny.