Une importante cargaison de thon avarié a été découverte au port d’Antsiranana, dans la région DIANA, suscitant une réaction rapide des autorités locales. Au total, près de 60 tonnes de thon contaminé par du gasoil ont été jugées impropres à la consommation humaine à l’issue d’une inspection menée par les services de contrôle.
L’alerte a été donnée lors d’une inspection de routine effectuée par la Direction régionale du ministère du Commerce et de la Consommation (DRCC), en présence des autorités sanitaires. Les agents ont rapidement détecté une forte odeur de carburant provenant des cales de stockage du navire thonier Albacan. Des traces d’hydrocarbures ont également été observées sur les parois des compartiments où était conservée la marchandise.
Selon les premières analyses techniques, la contamination serait liée à l’eau de mer utilisée lors du processus de décongélation du poisson. Cette eau aurait été polluée par du carburant, provoquant un mélange toxique qui rend la cargaison totalement impropre à toute consommation.
Face à la situation, une réunion d’urgence a été organisée entre plusieurs autorités locales, notamment la Préfecture, la Douane, la DRCC et les forces de l’ordre. À l’issue de cette concertation, les responsables ont décidé de refuser la destruction de la cargaison sur le territoire de la région DIANA.
Plusieurs arguments ont motivé cette décision. D’abord, l’élimination d’un volume aussi important représenterait un défi logistique majeur, nécessitant plusieurs jours d’opérations intensives. Ensuite, la région ne dispose pas actuellement des infrastructures techniques et financières adaptées pour traiter un tel volume de déchets dans des conditions totalement sécurisées. Enfin, les autorités ont estimé qu’une destruction sur place pourrait présenter des risques pour l’environnement et la santé des populations locales.
En conséquence, le navire « Albacan » a reçu l’ordre de quitter le port avec sa cargaison contaminée toujours à bord. Les autorités ont toutefois mis en place des mesures de surveillance afin d’éviter que ces déchets ne soient rejetés illégalement en mer.
-----





Vos commentaires
Madagascar n’est pas une poubelle
Pourquoi l’article ne précise pas l’origine de la Socièté Albacora propriétaire de ce navire de pêche Albacan ?
Répondre
Salama djiaby
Quelle misère et gâchis bien humain , certainement du à la bêtise et avidité des intéressés .
Quand une bonne partie de la population survit ...
Quant aux excuses bidons de décongélation à l’ eau de mer mazoutée de se demander à qui espèrent-ils faire croire cela ?
Et les zotorités qui renvoient le " bébé avec le rano du bain " comment vont-ils faire pour s’ assurer qu’ une fois ce navire dans les eaux internationales ne va pas tout passer (1 soir sans lune) par dessus bord, voir trouver un port plus conciliant ou moins regardant pour fourguer sa marchandise qui doit représenter une somme conséquente, sans parler du salaire des marins pêcheurs et du gasoil nécessaire a thonier sans parler d’ amortissement .
Il fut un temps ou on faisait moins de zèle pour la santé, j’ ai souvenir d’ un anniversaire inauguré par ’poisonement" et le décès d’ une trentaine de personnes dont on ne connait toujours pas les responsables ni le ou les poisons utilisés, une qualité de datura rarissime derrière laquelle la justice court toujours comme les résultats d’ analyses de l’ Ile soeur et ceux qui ont pu y être soignés & sous quel pavillon navigue ce rafiot ?
Répondre