La Banque centrale a organisé hier une rencontre à l’université d’Antananarivo avec des enseignants-chercheurs et des étudiants afin d’accompagner la réflexion sur une possible refonte de la gamme de billets en circulation, le passage à une coupure maximale de 1000 unités, c’est-à-dire la disparition des billets de 2 000 à 20 000 ariary.
La place grandissante des billets de 20 000 ariary dans les transactions économiques relance le débat sur une réforme monétaire dans le pays. Avec plus de 70 % de la circulation fiduciaire concentrée sur cette coupure, la structure actuelle de la monnaie reflète une réalité économique marquée par l’érosion du pouvoir d’achat et la montée progressive des prix. La Banque centrale envisage ainsi de revoir l’échelle monétaire, notamment à travers un plafonnement des billets à 1 000 unités.
Cette perspective soulève toutefois de nombreuses interrogations, en particulier sur ses effets concrets pour les ménages. Jusqu’ici, les explications avancées reposent largement sur une logique d’équivalence stricte, selon laquelle 1 000 nouvelles unités correspondraient à 20 000 ariary actuels. Mais cette approche purement technique peine à convaincre une partie de l’opinion, qui redoute des impacts plus complexes sur les prix, les salaires et les habitudes de consommation.
Au-delà de cette équivalence théorique, la question du pouvoir d’achat reste centrale. Beaucoup craignent que cette réforme, même présentée comme neutre, ne s’accompagne d’ajustements implicites des prix ou d’arrondis défavorables. Dans un contexte où le coût de la vie constitue déjà une préoccupation majeure, l’incertitude alimente les inquiétudes et nourrit un climat de méfiance.
Par ailleurs, des réserves émergent quant à la méthode adoptée. Le calendrier évoqué, relativement court, interroge sur la profondeur des analyses préalables. Une réforme monétaire touche à des équilibres sensibles et nécessite généralement des études approfondies, ainsi qu’une préparation progressive impliquant les acteurs économiques. Face à ces interrogations, la Banque centrale prévoit une autre consultation le mardi 31 mars 2026 au Stade Barea, avec la participation du secteur privé, des économistes et des commerçants.
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Vos commentaires
Cette comm de la BCRM comporte des objectifs très précis.
En Europe, en Chine, au Japon et en Corée du Sud, en Austrzlie et en Amérique du Nord, toutes les grosses transactions et les petits règlements de la vie quotidienne se font par virement t bancaire, chèque, CB, mobilmoney, dans un contexte de banalisation quasi totale.
Les smartphone sont devenus incontournables meme pour a heter son pain quotidien.
A Mada, ce nest pas le cas. En limitant a 1000ar la coupure la plus élevée, on tente d’encourager les gens a tout mettre en banque. Cela facilite la lutte anti blanchiment, anticorruption, et le recouvrement fiscal.
Cela va bénéficier aux banques, aux micro finances, aux opérateurs de télécom. comme yas, Orange et airtel et d’autres qui vont venir, et aussi aux commerces de smartphone.
Le reste la BCRM s’en fout, urbains ou ruraux, c’est du bla bla pour elle et les PTF.
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C’est tout simplement une approche visant à promouvoir le développement de la monnaie numérique e-Ariary à l’échelle du pays, sous le pilotage discret derrière l’écran par le FMI...
Au cours du mandat du fugitif de Dubaï, ce gouverneur de la Banque Centrale avait déjà abordé, sous la bienveillance de l’ancienne ministre des finances, l’avènement de cette monnaie numérique à travers des campagnes de communication bien ciblée...
Dans un pays largement composé de majorité de population rurale, et dans un pays en proie à des problèmes cruciaux dans le domaine énergétique, l’usage de la monnaie numérique e-Ariary dans les transactions courantes est un énorme facteur de risques, et pouvant même générer des troubles sociaux ingérables...
De plus, l’usage des liquidités dans la vie sociétale est un symbole inaliénable de liberté individuelle et de souveraineté dans la pratique courante du peuple de Zanahary...
La monnaie numérique est un instrument de contrôle et d’outils de traçabilité à l’usage de la Banque Centrale qui, elle même, est sous le contrôle des détenteurs de ses réserves de change et des détenteurs des dettes publiques du pays...dont environ 67 % sont détenues par des institutions financières externes...
Bref, dans la prochaine loi fondamentale issue de la concertation nationale, il sera impérative d‘y inscrire une institution ayant pouvoir de suivi et de contrôle de la Banque Centrale et d’attribution de ses principales missions...
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Sur le principe sans parler des grands économistes comme Smith ,Ricardo ,Malthus ,vous avons notre
économiste Zafimahova .Au temps de Tsiranana même pendant la deuxième République ce système était déjà mis en place mais au fil du temps derrière la dévaluation de l’ariary se cache le système mafieux .La règle est simple quand un pays produit beaucoup et exporte beaucoup ,il y a des devises qui entrent .La banque centrale parallèlement devrait avoir des stocks massif en or ,au lieu d’être trafiqué .Les prix des produits exportés devraient être négociés à la hausse .Voilà ,un grand travail titanesque où la corruption n’aura plus sa place face à l’honnêteté pour valoriser le travail local ,le pouvoir d’achat ,...la sécurité dans tous les domaines en commençant par la sécurité alimentaire .Donc la souveraineté nationale doit s’imposer pour défendre avant tout les intérêts malagasy ,le patriotisme . Tout est possible quand le PIB / PPA sera au rendez-vous .Acta no verba .
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La notion du mérite devrait s’imposer et de revoir également les désintérêts incommensurables à l’égard du FMI ,BM et les baîlleurs qui ne sont pas des institutions pour mener la politique interne d’un pays SOUVERAIN ,les ingérences et les limites /
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Pour ceux qui raisonnent encore en fmg, il va falloir multiplier ou diviser par 100 chaque opération : la prise de tête
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