Répondre à un commentaire
Pour participer à ce forum, merci de vous connecter avec l’identifiant personnel qui vous a été fourni. Si vous n’êtes pas enregistré, vous devez vous inscrire.
Répondre à un commentaire
Pour participer à ce forum, merci de vous connecter avec l’identifiant personnel qui vous a été fourni. Si vous n’êtes pas enregistré, vous devez vous inscrire.
Publicité
Articles populaires
Derniers commentaires
Ikala Paingotra voudra bien me pardonner ce petit H.S. qui me tient à cœur.
« (© RFI/Sarah Tétaud)Plus
Avec notre correspondante à Antananarivo, Sarah Tétaud
Près de 408 décès maternels pour 100 000 naissances vivantes, soit 40 fois plus que dans les pays occidentaux. C’est le ratio que Madagascar affiche depuis 2021 — un chiffre stable depuis dix ans. L’étude de l’OMS et de l’UNFPA, menée dans douze régions, identifie des causes précises : accouchements non assistés, grossesses non planifiées, contraception inaccessible, avortements clandestins. Un constat qui met en cause l’efficacité des politiques de santé reproductive menées jusque-là et qui appelle à des réformes historiques.
« L’avortement est interdit à Madagascar » rappelle Toky Rajoelina, directrice de la Santé familiale au ministère de la Santé, « toutefois, les centres hospitaliers et les centres de santé font face à des complications de l’avortement : 6% des admissions de femmes enceintes au niveau des centres hospitaliers sont des complications liées à l’avortement. »
Seulement 43% des femmes mariées de 15 à 49 ans utilisent une méthode contraceptive moderne. Une donnée bien en deçà de l’objectif de 60% d’ici 2030. Chez les moins de 20 ans, ce taux chute à 38%.
Le rapport souligne des failles systémiques : ruptures de stock récurrentes de contraceptifs, manque de personnel qualifié, infrastructures déficientes… Certains centres de santé de district ne disposent que d’un seul lit d’accouchement. S’ajoutent des freins culturels, dont le refus conjugal, à l’origine de 80 à 90% des cas de contraception cachée.
« Notre combat est d’améliorer la disponibilité, mais également sensibiliser davantage pour que ces produits contraceptifs qui sont mis à la disposition soient vraiment utilisés », explique le docteur Maurice Ye, représentant de l’OMS à Madagascar. »
On apprend, par ailleurs (Midi de ce jour), que le taux de de mortalité maternelle chez nos adolescentes est de 17 %, un chiffre abyssal, une honte au XX1ème siècle ! Mourir d’enfanter pour des jeunes à peine sorties de la puberté à cause de l’imbécilité d’une société arque boutée sur ses tabous, sur ses croyances d’un autre temps, prisonnière de religions qui assassinent au nom de dogmes et de préceptes éculés. Chez le peuple de Zanahary (sic), l’égoïsme masculin qui revendique le droit dégueulasse à son seul plaisir mais qui en même temps, refuse l’avortement, la contraception, relègue la femme à un statut qui n’a , au fond à bien réfléchir, rien à envier à celui des pays islamistes.
Couche toi là, sois belle au lit et tais toi. Il n’est pas forcément bon d’être femme à Mada.