La Caisse nationale de prévoyance sociale (CNaPS) a désormais une nouvelle patronne. Soatiana Bety Léonne, ancienne ministre du Travail, de l’Emploi et de la Fonction publique, a été nommée directrice générale lors du Conseil des ministres du 13 août . Elle revient ainsi aux affaires quelques mois après son départ du gouvernement, intervenu lors du remaniement de mars.
La nouvelle dirigeante connaît déjà les dossiers de l’institution puisqu’elle en exerçait auparavant la tutelle ministérielle. Le recrutement de la nouvelle direction avait d’ailleurs été lancé sous son mandat, en février, avec 109 candidatures reçues. Sa nomination met fin à plusieurs mois d’intérim après le départ de Vimbina Rahaingonjatovo en janvier.
Elle hérite surtout d’une CNaPS dont la direction a connu une succession particulièrement mouvementée.
Pendant une décennie, Raoul Arizaka Rabekoto a dirigé la Caisse avant son limogeage en mars 2019. Son passage reste associé à l’un des dossiers judiciaires les plus lourds de l’institution. En 2021, le Pôle anti-corruption l’a condamné à dix ans de travaux forcés et 500 millions d’ariary d’amende, notamment pour détournement de deniers publics et abus de fonction dans une affaire liée à la CNaPS.
Après une période d’intérim, Mamy Rakotondrainibe, ancien dirigeant de DHL Madagascar, est nommé en novembre 2019. Son mandat s’achève en avril 2022 lorsque sa nomination est abrogée, dans un contexte de poursuites judiciaires pour des soupçons portant notamment sur des faits de corruption et de détournement. Joslina Fridoline Tsaboto, déjà passée par l’intérim après le départ de Rabekoto, reprend alors provisoirement les commandes.
En août 2023, Vimbina Rahaingonjatovo devient officiellement directeur général. Son mandat s’achève début janvier 2026, sur fond d’affaire CNaPS-SMGD. Ce dossier concerne un prêt de 11 milliards d’ariary accordé en 2021 à la Société municipale de gestion digitale, dont plusieurs milliards restaient impayés. L’affaire a depuis pris une dimension judiciaire.
Soatiana Bety Léonne prend donc la tête d’une institution stratégique, mais fragilisée par les controverses successives. Au-delà de la gestion des pensions, allocations et cotisations, son principal défi sera celui de la gouvernance et de la confiance. Après plusieurs directions interrompues dans des circonstances difficiles, sa nomination sera jugée autant sur les performances de la CNaPS que sur sa capacité à tourner durablement la page des affaires qui ont ébranlé la Caisse.
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Vos commentaires
Voilà donc la reprise en main d’une autre forteresse de l’ancien regime et de son principal bras actif aujourd’hui a Melrose.
Espérons que la nouvelle DG ne nous déçoive pas, surtout donc que l’appel d’offres pour le poste avait été lancé quand elle etait aux manettes au ministere du travail.
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Et on attend la prise de position du GEM qui défend becs et oncles ses membres au sein du conseil d’administration embourbés dans des malversations
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Espérons, espérons...avec une "mpiandry" à la tête de l’organisation...
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Le contexte généralÀ Madagascar, le système de protection sociale fait face à un décalage majeur entre ses missions théoriques et la réalité du terrain. Bien que les institutions disposent de fonds grâce aux cotisations et aux budgets de l’État, la gestion de ces ressources est historiquement marquée par des détournements, des scandales financiers et une forte corruption.La situation des retraitésLes anciens travailleurs subissent de plein fouet ces défaillances. Pour les anciens agents du secteur public (comme le personnel hospitalier), les pensions subissent fréquemment plusieurs mois de retard. Ces blocages s’expliquent par :Des tensions de trésorerie au niveau de l’État.Une bureaucratie très lourde.Des contrôles administratifs stricts (comme l’exigence de certificats de vie) qui, au moindre problème de dossier ou à cause de lenteurs locales, gèlent les paiements pendant des mois.Les perspectives d’avenirLa nomination d’une nouvelle direction à la tête de la caisse principale du secteur privé illustre ce climat d’incertitude. Si la nouvelle dirigeante possède les compétences techniques requises, l’opinion publique reste partagée entre l’espoir d’un assainissement des comptes et le scepticisme face au maintien d’un contrôle politique sur les fonds. Seuls des actes concrets et une transparence totale permettront de restaurer la confiance.
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Salama djiaby.
Vous parlez à juste titre de " certificats de vie" encore une manière de jouer les prolongations avec votre argent au nom de la " sécurité & pour votre bien" ...
Certificats qu’ ils sont sensés vous envoyer par courriel quant aux applications elles marchent quand elles veulent bien ce qui leur permet de vous " emmerder" plusieurs mois et travailler avec votre argent ...
Auraient-ils décidé de s’ attaquer aux experts en la matière à savoir les pluri centenaires tous agglutinés en Afrique du Nord , cette pépinière de richesse que la planète entière nous envie pour le plus grand bonheur des passeurs et ONG polymorphes de mare nostrum et assimilés ?