Une convention conclue entre la State Procurement of Madagascar (SPM) et quatre opérateurs pétroliers prévoit la mobilisation de 60 millions de litres de gasoil pour assurer la continuité de l’approvisionnement du marché malgache. L’accord, signé le 27 août au ministère chargé de l’Énergie, repose sur deux opérations distinctes : 20 millions de litres seront prêtés par la SPM aux distributeurs, tandis que 40 millions de litres leur seront vendus. Galana Distribution Pétrolière, Jovena, TotalEnergies Madagascar et Vivo Energy Madagascar sont concernés par ce dispositif.
Les 20 millions de litres mis à disposition sous forme de prêt correspondent à environ une semaine de consommation nationale. Les besoins augmentent en effet pendant la haute saison. Cette réserve supplémentaire doit permettre aux compagnies de conserver un niveau de stock suffisant et de poursuivre normalement l’acheminement du gasoil dans les différentes régions du pays, en attendant la disponibilité des prochaines cargaisons.
La mesure intervient dans un contexte particulier au port de Toamasina, où deux navires transportant des produits pétroliers sont arrivés simultanément. Le premier acheminait la cargaison de la SPM et le second celle des opérateurs privés. La priorité accordée au déchargement du bâtiment transportant les produits de la société publique a temporairement retardé les opérations du deuxième navire. Pour éviter que ce décalage ne se répercute sur les stations-service et les consommateurs, les différents acteurs ont choisi de mutualiser temporairement leurs ressources.
Le navire affrété par les opérateurs transporte environ 50 kilotonnes de carburant. Son déchargement doit permettre de renforcer à son tour les réserves disponibles. La collaboration entre acteurs publics et privés constitue un mécanisme déjà utilisé dans le secteur : lorsque l’une des parties rencontre une insuffisance temporaire de stocks, l’autre peut intervenir afin de préserver la continuité de la distribution.
Marc Renauld, directeur général de Galana Madagascar et président du Groupement pétrolier de Madagascar, souligne que l’objectif central demeure la disponibilité du gasoil. Le produit fourni par la SPM répondrait par ailleurs aux normes de qualité exigées, notamment concernant sa teneur en soufre.
Aucune modification des prix à la pompe n’est prévue à la suite de cette opération. Les tarifs appliqués aux automobilistes doivent donc rester inchangés. L’Office malgache des hydrocarbures poursuivra de son côté la surveillance du marché et du respect des règles de concurrence.
Une nouvelle cargaison, consacrée cette fois à l’essence, est attendue au début du mois de septembre. À travers ces différentes opérations, les autorités et les distributeurs cherchent à éviter les ruptures, à maintenir une disponibilité régulière des carburants sur l’ensemble du territoire et à préserver le fonctionnement du marché dans l’attente des prochains approvisionnements.
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Vos commentaires
Bjr a tous,
Le gas oil de la SPM coûte moins cher a l’importation que celui habituellement importé par le GPM.
Ou va alors la différence puisque les prix aux stations de service ne changent pas. ?
En tout echange ce pret de produit entre les 2 acteurs démontre que le GPM doit pouvoir baisser ses prix aux consommateurs en cherchant d’autres sources d’approvisionnement comme la fait la SPM.
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Bonjour,
Il est clair que les quelques centaines d’ariary / litre. de différenciel ne partiront pas en fumée .
D’une part une partie des taxes et redevances intégrées dans le prix du privé va dans les caisses de l’État( trésor public et OMH )
Et l’économie réalisée par le SPM permet de compenser les dettes que l’État accumule lorsque les prix à la pompe sont bloqués artificiellement en dessous de la réalité du marché.
Le mécanisme d’ajustement des prix à la pompe est géré par l’OMH = Office Malgache des Hydrocarbure
D’autre part , si je comprends bien la philosophie de la démarche, la totalité de l’économie générée par l’écart servirait à réduire directement les coûts de la production d’éléctricité de la JIRAMA
La communication politique de la part des détenteurs de l’autorité publique lors de l’arrivée de la cargaison importée par l’Etat était focalisée sur un différentiel de prix estimé entre 600 et 800 Ariary de moins par litre...
Ainsi, apparemment, on traîne les pieds pour répercuter ce différentiel sur les prix à la pompe maintenant... Et toute honte bue, on collabore aisément et facilement avec ceux qui auparavant avaient imposé leurs pratiques et manières sur le marché domestique sans que le "fanovozana" y trouve quoi que ce soit à dire et à redire comme si de rien n’était...
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L’oracle venant des rizières de Zanahary...
L’inflation est là maintenant, visible pour les PPN...
Et les droits à payer pour la reinscription des écoliers et collégiens ainsi que l’achat de fournitures scolaires, la hausse est toujours au rendez-vous...
Et la mise en place de la première saison de riziculture bat son plein...le repiquage est harassant parallèlement à la gestion de l’eau d’irrigation...
Tiens, à propos du secteur éducatif, puisque le régime fanovozana tient tant à conserver la Constitution de la quatrième République, n’est-il pas temps dorénavant de respecter l’article 24 de la loi fondamentale relatif aux responsabilités et devoir de l’Etat dans ce secteur ? Un article, parmi tant d’autres, que le français fugitif n’a jamais voulu respecter et appliquer auparavant...
Pour dire que l’application d’une réduction de prix sur les produits pétroliers pourra réduire un tant soit peu le poids de l’inflation au niveau des ménages en ce moment...
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Solution négociée avec le GPM,
Concernant le conflit entre l’Etat malgache et le groupent de pétroliers privés : on voit bien que seul un accord négocié est l’unique scénario favorable pour l’économie de Madagascar.
Le gouvernement est entrain de réaliser qu’une nationalisation totale est techniquement impossible.
Un nouveau cadre règlementaire doit être co-construit.
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Si une nationalisation était possible nous avons des cas de jurisprudence polymorphes dont l’ ancien ratsy a été exemplaire , pour voir pour quel résultat il y a vraiment de quoi feindre réfléchir & se gratter le koco ...
Sans faire de stigmatisation (conspirationniste) tout ce qui a été nationalisé a périclité devant une telle berezina on devrait en tirer les conséquences et dire : tout sauf la "nazionalisassion" !
je ne dis pas que ce sont des incapables et leurs laisse le qualificatif à leur convenance ...
Je n’ observerais qu’ une chose : 20 millions de litres utilisés par mandimbisou ça fait plus mieux ...
Et pourquoi ne pas dire ou simplement utiliser : 20.000 M3 ce qui relativise drastiquement le volume .
Quant aux économies réalisées il est évident qu’ elles ne seront pas perdues pour tout le monde , en ce cas pourquoi les divulguer ?
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Et l’emprunte carbonne