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Discours du président de la Banque mondiale : les enjeux énergétiques et économiques malgaches

samedi 17 octobre | Mandimbisoa R. |  1000 visites  | 14 commentaires 

Les difficultés d’approvisionnement en électricité, le financement des entreprises et la création d’emplois figurent parmi les défis économiques auxquels Madagascar doit répondre. Ces préoccupations rejoignent les grandes orientations présentées par Ajay Banga, président du Groupe de la Banque mondiale, lors de son discours prononcé vendredi 16 octobre 2026, à Bangkok, en Thaïlande, dans le cadre des réunions annuelles du Fonds monétaire international (FMI) et de la Banque mondiale.

Sans évoquer directement Madagascar, le dirigeant a consacré une partie importante de son intervention aux difficultés rencontrées par les pays en développement. L’endettement, les contraintes budgétaires et le coût élevé de l’énergie continuent de peser sur leurs économies. Pour la Grande Île, où les délestages affectent régulièrement les ménages et les activités professionnelles, ces questions revêtent une importance particulière.

L’accès à l’électricité constitue l’une des priorités défendues par la Banque mondiale. À travers Mission 300, programme mené conjointement avec la Banque africaine de développement, les deux institutions ambitionnent de raccorder 300 millions d’Africains à l’électricité d’ici 2030. Selon Ajay Banga, 59 millions de personnes en ont déjà bénéficié.

Sur l’île Rouge, cette ambition trouve un prolongement dans le programme ASCENT Madagascar, pour lequel la Banque mondiale a approuvé un financement de 250 millions de dollars en mai 2026. L’objectif est notamment d’élargir l’accès à l’électricité et aux solutions modernes de cuisson pour plus de 2,5 millions de personnes d’ici 2030. Le programme prévoit également un accompagnement destiné à améliorer les performances de la JIRAMA, dont les difficultés continuent de fragiliser l’approvisionnement énergétique national.

Au-delà de l’électricité, Ajay Banga a insisté sur la nécessité de mobiliser davantage de capitaux privés. Les montants réunis par le Groupe de la Banque mondiale sont passés de 35 milliards de dollars durant l’exercice 2022 à 112 milliards de dollars l’an dernier. Toutefois, les pays à faible revenu restent confrontés à des difficultés persistantes pour attirer les investisseurs, avec une mobilisation limitée à environ trois milliards de dollars.

Cette situation interpelle particulièrement l’économie malgache, dont les besoins en infrastructures, en financement et en développement industriel demeurent importants. Le président de la Banque mondiale a notamment souligné le rôle des petites et moyennes entreprises dans la création d’activités économiques, particulièrement dans les pays où les grands investissements restent insuffisants.

L’emploi des jeunes représente un autre enjeu majeur. Selon les projections présentées à Bangkok, 1,2 milliard de jeunes arriveront sur le marché mondial du travail au cours des dix à quinze prochaines années, alors que seulement 400 millions d’emplois devraient être disponibles. Ce déséquilibre souligne, pour Madagascar, la nécessité de renforcer la formation professionnelle, l’entrepreneuriat et les secteurs capables d’offrir des débouchés à une population jeune.

Le développement agricole et la valorisation des minerais critiques figurent également dans les orientations annoncées. La Banque mondiale prévoit notamment de multiplier par cinq ses activités dans le secteur des minerais critiques en cinq ans, avec l’ambition de favoriser davantage de transformation locale et de retombées économiques dans les pays producteurs.

Pour la Grande Île, ces orientations soulèvent une question essentielle : comment transformer les possibilités de financement en améliorations concrètes pour la population ? Entre les besoins énergétiques, les difficultés des entreprises et les attentes en matière d’emploi, les priorités exposées par Ajay Banga rejoignent plusieurs préoccupations de l’économie nationale. Leur traduction en résultats dépendra notamment des investissements réalisés, des réformes engagées et de la capacité du pays à développer ses activités productives.

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14 commentaires

Vos commentaires

  • 17 octobre à 09:28 | tonga soa (#11899)

    Il fut un temps pas si lointain ou une multitude d’intervenants écrivaient que les problèmes de la Jirama étaient dû au fait que à sa tête on avait nommé un étranger. Force est de constater que malgré son éviction rien n’a changé mais plus personne n’en parle. Pourtant il paraît qu’il y a de "grosses pointures" à Mada qui pouvaient prendre sa place. Moi je ne vois rien venir.

    Pour Air Mad c’est un peu pareil même si il semblerait qu’il y ait un léger frémissement. Ils vont bientôt commander une "montgolfière" pour les vols internationaux .

    Répondre

    • 17 octobre à 12:51 | RATOVO (#10503) répond à tonga soa

      Tonga Soa ROMY VOOS !

      Une vraie RATE qui déblatère oubliant facilement la gestion catastrophique et mafieuse de la Jirama et Air MAD par l’assasin et voleur Andry Rajoelina !

    • 17 octobre à 12:54 | bekily (#9403) répond à tonga soa

      Dondrona mitsaotsao....
      Rarakivy lalandava

    • 17 octobre à 14:33 | tonga soa (#11899) répond à tonga soa

      Pour moi aucune déception...je connais d’avance vos réactions ou plutôt vos insultes.

  • 17 octobre à 09:58 | rakotobe (#7825)

    Quel "ESPOIR " pour un pays, dont aucun dirigeant , à ce jour, n’a su donner un véritable nouveau souffle en vue d’une politique claire de développement pour sortir Madagascar de sa pauvreté endémique ?

    Comme toujours, des montants financiers colossaux d’Aide publique au développement , à donner le tournis, déversés á Madagascar continuent de n’avoir qu’un EFFET MARGINAL.

    Un certitude => • Une partie de la valeur de l’aide s’évapore dans des circuits d’influence au lieu d’atteindre directement les populations cibles.

    Le problème principal de Madagascar n’est pas le manque de promesses de financement, mais sa faiblesse à exécuter les projets, le taux de décaissement tourne régulièrement autour de 30% c’est à dire que des milliards de usd restent bloqués ds les circuits administratifs !

    D’autre part , l’injection de capitaux extérieurs cible le plus souvent des réformes du secteur formel ( télécoms, finances, fiscalité...) plus rarement les 2 grands pôles caractéristiques de l’économie malgache :
    => Une population majoritairement rurale : Plus de 90 % de la population active vit d’une agriculture de subsistance à très faible productivité
    => Une économie informelle dominante : Le secteur informel représente Plus de 95 % des emplois du pays.

    Pour finir, UN CONSTAT qui s’impose => L’aide publique au développement à Madagascar a historiquement agi comme une "perfusion" qui maintient l’État à flot plutôt que comme un moteur de transformation.

    Et Malheureusement, le discours auquel nous abreuve régulièrement la junte militaire du colonel Michael= son incapacité à combattre la corruption systémique et á redresser le fléau du JIRAMA, ne laisse entrevoir aucune amélioration ni transformation radicale !

    À bon entendeur....

    Répondre

  • 17 octobre à 10:31 | Vohitra (#7654)

    La coopération avec les institutions financières traditionnelles accordant des emprunts à taux concessionnel reste incontournable dans la situation actuelle au pays de Zanahary.

    A ce stade, les emprunts extérieurs à des taux commerciaux sont à proscrire fermement.

    Et une négociation devra aussi s’engager afin de réduire le taux offert pour les bons du trésor par voie d’adjudication pour les prêts domestiques.

    Trois axes prioritaires devraient être favorisés pour les emprunts extérieurs pour le pays de Zanahary notamment :

    * les projets permettant une réelle transformation agricole, et cela depuis la production jusqu’à l’accès au marché.

    * les infrastructures de connexion et de désenclavement des régions et liaison inter-communale

    * les infrastructures énergétiques favorables à la préservation de la souveraineté nationale tout en favorisant en même temps la participation les composants du secteur privé ainsi que les entités territoriales partenaires de l’Etat dans les perspectives de développement d’une politique de décentralisation politique et administrative.

    Le développement de la coopération dans le secteur minier est vivement souhaité et principalement axé dans la promotion des progrès économiques et humains dans les territoires et Régions.

    Répondre

    • 17 octobre à 11:33 | tonga soa (#11899) répond à Vohitra

      Votez VOHITRA...

      Dans un discours électoral il n’aurait pas fait mieux.

      RATEAUKOBI juste avant est là pour ouvrir la route.

      Mais tout de même toujours les mêmes balivernes, billevesées, fadaises, fariboles, calembredaines coquecigrues.

    • 17 octobre à 12:07 | Vohitra (#7654) répond à Vohitra

      Efa difotra anaty hamamoana sahady indray i tongo-kisoa izany marina.

      Tsy misy masoandro mihiratra intsony mihintsy ny vavahadintsainy !

      Mety efa frantsay gadra afaka angamba izy ity fa tena mirefarefa be mihintsy...

    • 17 octobre à 12:52 | bekily (#9403) répond à Vohitra

      TOUS INVESTISSEMENTS INFRASTRUCTURELS PRODUCTIFS...
      À PRIORISER.

    • 17 octobre à 14:31 | tonga soa (#11899) répond à Vohitra

      VILLAGE il n’y a que la vérité qui fâche.

  • 17 octobre à 12:19 | rakotobe (#7825)

    "Mais tout de même toujours les mêmes balivernes, billevesées, fadaises, fariboles, calembredaines coquecigrues."

    Itony izany dia very tadi- poitra very fanahy lalandava , toy ny amboa mirenireny tsy misy farany na koa toa " tay entin-driaka" hoy ny vezo avy any atsimo :

    Sady tsy mahafehy teny vahiny frantsay no tsy mahay teny gasy, nefa misisika faly ny androvo-tsihy eto lava
    Mba tena kaondrana izany raha bandy ’

    Répondre

    • 17 octobre à 14:30 | tonga soa (#11899) répond à rakotobe

      Je pense sincèrement que vous devriez faire une auto critique. Mais ce ne sera jamais le cas car vous savez que je suis très proche de la vérité.

  • 17 octobre à 16:45 | Jipo (#4988)

    Salama djiaby
    " Ce déséquilibre souligne, pour Madagascar, la nécessité de renforcer la formation professionnelle, l’entrepreneuriat et les secteurs capables d’offrir des débouchés à une population jeune"
    Et si vous limitiez " déjà " les naissances ( lancer une campagne de sensibilisation distribuiez des préservatifs ) trop difficile ???
    Les Chinois (je sais ce n’ est surtout pas un exemple à suivre) l’ ont fait avec la politique d’ un enfant, contrairement à l’ exemple de renimalala, ou : les jeunes qui l’ ont bien compris ne procréent plus ( je n’ ai pas dit copulent) mais nos énarques ont trouvé la solution : importer du muze en leur donnant toutes les aides nécessaires pour procréer ( payé à rien foutre !)
    Aides au logement, prises en charge totale des soins, primes polymorphes à : la désintégration et maintien pour ne pas dire : remplacement de leur population qui eux n’ ont pas l’ intention d’ abandonner leur culture moins encore religion ...
    Peu importe la "culture" ( qui manifestement ne sert à rien) quand vous avez en face d’ autres "valeurs" , (ce n’ est pas 7 filles et 7 garçons) mais Dieu que ça y ressemble ...
    Il n’ y a pas d’ avenir, pas de travail et ça copule comme des animaux pendant que les "lumières" déblatèrent à l’ autre bout de la planète avec des discours, financés par toujours les memes et se donner bonne conscience en justifiant "leur utilité" totalement superflue pour ne pas dire parasites et inutiles, en plus de budgétivore, sur des "ambitions" soit disant vitales : fournir de l’ électricité à " mission 300" : vaste programme et de beaux crédits en perspectives à accorder aux prochains représentants des ces peuples (en voie de développement) depuis que le FMI et banque mondiale ont mis la main dessus et s’ en occupent ! ( depuis plus de 60 ans et personne pour dénoncer ces escroqueries et leurs auteurs) à part peut-être des conspirationnistes comme Traoré ?
    Une nation dynamique (je ne dis pas développée) se mesurerait à sa démographie , un Peuple de gueux , incultes et consommateurs , les seuls souhaitables ... ( du pain, des jeux & du sex ) voilà ce que ces organismes engendrent , il est évident que le camp du mal n’ a pas besoin de leurs précieux " (aides à) endettements", je pense à Singapour, Corée du Sud, Taiwan, pour ne pas dire la Russie ou simplement la Chine, Australie ou N Zélande ...
    Ces organisent vivent de la misère des Peuples se réunissent dans des 5 étoiles se congratulent et distribuent des " grades " des médailles et autres foutaises pour encore et toujours épater des rat zoel, les incontournables adeptes de la frime à qui il ne reste que ça pour avoir l’ impression d’ exister, spécialement devant des sans dents en guenilles la gloire quoi .... ! ( & hélas :, ce n’ est pas une "race" en voie de disparition, n’ est-ce pas isandra ? )
    Madagascar transformé en "papy la soupy" malgré elle ( bien que ...) ;
    Pour qu’ il y ait un cocu : ne faut-il pas être deux (à minima) ?
    Pendant ce temps les Peuples continuent de ramer (les jours fastes) !

    Répondre

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