Le ministère de l’Éducation nationale fait marche arrière. Quelques mois après l’annonce d’une réforme dans le programme scolaire, il autorise finalement les établissements privés à poursuivre l’application de l’ancien programme scolaire (PS) durant l’année 2026-2027, mais à titre de transition. Cette décision, annoncée lundi 12 octobre au siège de l’Office national de l’enseignement privé (ONEP), s’accompagne de nouvelles dispositions concernant les examens officiels. Un sujet unique sera retenu pour le CEPE, tandis que deux sujets distincts seront proposés au BEPC. Pour le baccalauréat, les modalités précédemment annoncées restent inchangées.
Les revendications formulées vendredi dernier par la plateforme des directions nationales de l’enseignement privé seraient pour quelque chose dans ce changement de décision soudain du ministère de l’Education nationale. Les responsables de ces établissements privés avaient notamment dénoncé le manque de clarté entourant l’application du nouveau programme d’études (PE) et demandé des mesures adaptées à la situation des écoles qui continuent d’enseigner selon l’ancien système.
Pour s’adapter à la situation actuelle, le ministère de l’Education nationale a ainsi déclaré que pour le Certificat d’études primaires élémentaires (CEPE), un seul sujet sera élaboré conjointement par les techniciens du ministère de l’Éducation nationale et ceux des établissements privés. Ce sujet commun sera destiné à tous les candidats, qu’ils aient suivi le programme scolaire (PS), principalement appliqué dans les écoles privées, ou le programme d’études (PE) utilisé dans les établissements publics, lors de l’examen officiel de cette année scolaire . L’objectif est de proposer une évaluation commune malgré les différences entre les deux référentiels pédagogiques.
La situation sera différente pour le Brevet d’études du premier cycle (BEPC). Deux sujets seront préparés en fonction des programmes suivis par les candidats. Le premier concernera les élèves des établissements appliquant l’ancien programme scolaire (PS), principalement les écoles privées. Le second sera destiné aux candidats ayant étudié selon le nouveau programme d’études (PE), essentiellement dans les établissements publics.
Autre précision importante : les options A et B seront maintenues au BEPC pour les candidats issus du programme scolaire (PS). Les élèves concernés pourront ainsi passer leur examen selon les dispositions correspondant à leur formation.
Concernant le baccalauréat 2027, aucune nouvelle modification n’est annoncée. Les dispositions arrêtées précédemment par le ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique (MESUPRES), en concertation avec le ministère de l’Éducation nationale, restent applicables. Ainsi, les trois nouvelles séries L (Littéraire), S (Scientifique) et OSE (Organisation, Société et Économie) sont maintenues. Toutefois, les anciennes filières sont conservées sous forme d’options afin de tenir compte des parcours scolaires des candidats. La série L comprendra les options L, A1 et A2, tandis que la série S regroupera les options S, C et D. La série OSE conservera son organisation propre.
Pour les épreuves du baccalauréat, les candidats d’une même série composeront sur des sujets comportant un socle commun, avec des spécificités correspondant aux options choisies. Les diplômes délivrés resteront rattachés aux trois nouvelles séries, sans distinction de diplôme selon les options.
Par ailleurs, le ministère de l’Éducation nationale annonce l’organisation prochaine d’un conclave réunissant ses techniciens et les représentants de l’enseignement privé. Cette rencontre devra permettre d’examiner les divergences sur les contenus pédagogiques, de clarifier les conditions d’application des programmes et de rechercher un consensus et d’adopter un programme scolaire commun, certainement à appliquer dans les prochaines années scolaires.
En attendant l’issue de ces discussions, les établissements privés pourront continuer à enseigner selon l’ancien programme scolaire. Les cours se poursuivent normalement, sans interruption. La coexistence du PS et du PE sera donc maintenue pendant cette période de concertation, avec des modalités d’examen adaptées à chaque niveau.
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Vos commentaires
Tout çà pour çà ? Cela va t’il changer le quotidien de la majorité des gasy quand je vois comment est dispensé l’école dans les campagnes et villages reculés.
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Une concertation élargie entre les acteurs privés et publics du secteur éducatif est indispensable afin d’éviter un total effondrement du secteur public éducatif.
Cette concertation pourrait prendre du temps afin d’arriver à un réel consensus en la matière.
Le secteur public éducatif ne fera pas le poids face à la place et rôle tenus par le secteur privé en matière d’instruction et d’éducation, surtout des écoles confessionnelles.
Si jamais, je dis bien si jamais, le consensus serait difficilement réalisable, l’implosion du secteur éducatif risquerait d’arriver, et il pourrait y avoir deux diplômes, ceux du privé et ceux du public, et les rôles de l’éducation publique seront anéantis irrémédiablement... Ce qui n’est pas du tout souhaitable.
Et même le projet politique de décentralisation risquerait d’en pâtir de manière cruciale.
Et le pouvoir militaire fanovozana en portera la responsabilité avec toutes les conséquences qui peuvent en découler...
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Peu importe privé ou public on ne fera jamais d’un âne un cheval de course. Heureusement pour les diplômes il y a la corruption pour les garçons et se mettre à genoux pour les filles.
Ny alika tsy mahintsy mirarakivy..
Bonjour Vohitra
Le troll ignore qu’avant Ratsiraka,
les enfants tocards de coopérants qui RATAIENT LEUR BAC à Madagascar...
Se rabattaient .A LA RÉUNION pour le décrocher AU RABAIS PAR RAPPORT A MADAGASCAR....
Et malgré le manque de tout , NOS ÉTUDIANTS NE DEMERITENT PAS..
Tous nos étudiants n’ont pas été biberonnes aux diplômes à kolokoly.
Surtout dans le domaine scientifique, dont IA
(77 Malgaches dur 2000 sélectionnés mondialement )
On le constâte lors des concours divers internationaux. (l’an passé un Malgache un prix américain équivalent le Nobel , enseignant à Tulear)
90% des diplômes par kolikoly viennent de milieu foza et affiliés. .
Il faut AVOIR DE TRES GROS MOYENS !!!!!
Après son doctorat , une de mes nièces obtint brillamment un cycle de spécialité supérieure au Canada (filière scientifique) SANS KOLIKOLY
Mais les chiens errants ne peuvent que baver....