Nous avons tendance à l’oublier… et cet oubli nous coûte probablement très cher : le peuple malgache est l’un des plus jeunes de la Terre… C’est aussi l’un des rares nés de deux mondes que tout séparait.
Là où la plupart des peuples se forment du mélange de voisins, le Malgache naît d’une double traversée. D’un côté, l’Asie insulaire : des navigateurs austronésiens de Bornéo, cousins des Ma’anyan, franchissant l’océan Indien en pirogue à balancier, il y a peut-être quinze siècles. De l’autre côté, l’Afrique : des populations bantoues venues par le canal du Mozambique, rejointes par les apports arabo-swahilis.
Deux rives… deux océans… un seul peuple… fabriqué ici… tard… et de toutes pièces. Cette évidence, qui devrait être notre fierté la plus tranquille, on nous en a soigneusement détournés.
À la place, on nous a raconté l’histoire inverse : celle des vagues et des rangs. Des Asiatiques d’abord, plus clairs, plus « civilisés », installés sur les Hautes Terres. Des Africains ensuite, plus foncés, refoulés vers les côtes. Chacun à sa place, chacun à son étage — comme si le brassage n’avait jamais eu lieu, et comme si l’ordre d’arrivée décidait, encore aujourd’hui, de qui prime sur qui.
Ce récit-là, commode, n’est pas tombé du ciel. Il a une généalogie… Et cette généalogie est politique de bout en bout.
Anatomie d’un mensonge utile
La première main à écrire ce récit a été malgache. Avant même les Européens, la monarchie de l’Imerina ne s’est pas contentée de hiérarchiser — toute société politique le fait. Mais elle a fait plus … et de manière plus lourde de conséquences : elle a justifié le rang par l’origine andriana, hova, andevo ; fotsy contre mainty…, et elle a adossé la prééminence de son élite au mythe d’une souche supérieure « venue d’ailleurs »… tandis que les Vazimba, ces « premiers habitants » qu’on aurait supplantés / décimés, servaient à légitimer l’ordre par l’antériorité et la conquête.
Ce n’est pas la hiérarchie qui nous a divisés… c’est cette habitude de lire le rang dans l’origine… C’est cette grammaire que le colonisateur n’aura plus qu’à durcir et à « prouver » au compas.
L’idée d’une souche plus noble « venue d’ailleurs » est donc, pour une part, endogène. Nous nous sommes divisés nous-mêmes avant qu’on ne nous divise.
Et puis arrivent les missionnaires britanniques de la London Missionary Society, qui travaillent main dans la main avec cette aristocratie des Hautes Terres. En établissant, à juste titre, la parenté linguistique austronésienne de notre langue, ils offrent une caution savante à un classement social : l’élite qu’ils fréquentaient, plus claire, se trouvait rattachée à une lignée asiatique « distincte » des peuples côtiers. La linguistique, qui disait vrai, s’est alors mise au service d’un préjugé.
Et puis vient la main coloniale… la plus lourde. L’œuvre monumentale d’Alfred Grandidier [1], avec ses classifications ethnographiques relayées opportunément par l’administration, fige la population malgache en une vingtaine de « tribus » aux frontières nettes (Merina, Betsileo, Sakalava…). Mais Grandidier et l’administration ne décrivent pas des groupes préexistants aux identités en réalité fluides et mêlées — ils les créent… souvent pour les besoins du recensement et du gouvernement colonial.
Et Gallieni transforme cet outil en instrument de gouvernement. Sa politique des races [2] a fait très exactement ce que son nom annonçait : après avoir brisé l’hégémonie merina, elle réifia la catégorie « côtiers »… pour dresser les périphéries contre le centre. Diviser pour régner exige des frontières ethniques stables ; l’administration les fabrique, mètre-ruban et compas crânien à l’appui, dolichocéphales contre brachycéphales [3], dans le grand délire classificatoire de l’époque. Le modèle en mille-feuille — les Asiatiques dessus, les Africains dessous — n’est pas une lecture de notre passé : c’est une grille de commandement.
Voilà ce qu’il faut nommer, sans détour : le récit dominant de nos origines n’est pas un résumé neutre du savoir. Il sélectionne, arrange et hiérarchise les données au service d’un intérêt — hier légitimer une aristocratie ou un pouvoir colonial, aujourd’hui nourrir des rivalités électorales. Un projet politique déguisé en savoir objectif.
Découpler l’origine de la hiérarchie
Qu’on m’entende bien : il ne s’agit pas de nier les briques du récit. La parenté avec le ma’anyan de Bornéo est réelle. Le fond bantou l’est tout autant. La génétique elle-même — l’étude, souvent citée, qui suggère une poignée de fondatrices à l’origine de la population — confirme le double apport.
La diversité de nos origines est notre patrimoine ; le classement de ces origines est une greffe étrangère — aristocratique, puis coloniale. Et le seul héritage vraiment allogène que nous portons encore, ce n’est pas le sang asiatique ni le sang africain : c’est la hiérarchie qu’on a plaquée sur notre brassage pour mieux nous tenir.
L’historien Pier Larson [4] a montré, que l’identité « merina » elle-même, et la standardisation de notre langue, sont en grande partie des produits de l’ère de la traite et de la « créolisation » : des populations d’origine diverse, brutalement mises en contact dans le cadre de l’esclavage, y ont produit une culture et une identité nouvelles. Le groupe supposé « le plus pur » et « le plus ancien » n’est donc pas une essence primordiale surgie du fond des âges, mais lui aussi une construction récente.
Il n’existe, en amont, aucun peuple antérieur et intact dont on pourrait réclamer l’héritage exclusif… Et toc !
Ce que le mensonge nous cache
On touche ici au plus grave : cette rivalité ethnique fabriquée n’est pas seulement fausse, elle est utile à qui veut détourner notre regard.
Prétendre dépasser la fausse guerre merina/côtiers, ce n’est surtout pas demander à quiconque d’oublier les injustices bien réelles. C’est bien l’inverse : c’est comprendre que le récit ethnique est précisément l’écran de fumée qui nous empêche de les voir.
Le mécanisme, on le connaît : quand une crise éclate — accaparement des terres, misère d’une région, captation d’un marché public —, on nous la présente comme un vieil antagonisme entre Merina et côtiers. L’indignation se détourne alors vers l’ethnie : on cherche le coupable dans « l’autre groupe » plutôt que dans le système qui produit l’injustice.
Or ce système n’a pas de couleur. L’oligarchie qui capte la rente se recrute aussi bien sur les Hautes Terres que sur les côtes ; le centralisme qui étouffe les régions sert des intérêts, pas une « race ». Mais tant que la colère reste captée par le clivage ethnique, elle ne remonte jamais jusqu’à sa vraie cause : le peuple se divise horizontalement — région contre région — au lieu de regarder verticalement, vers ceux qui gouvernent et profitent. Le récit ethnique occupe le regard, désigne de faux adversaires, protège les vrais bénéficiaires. Dénoncer les fausses rivalités d’origine, ce n’est donc pas minimiser les injustices : c’est écarter le rideau qui les dissimule, pour enfin les combattre là où elles se trouvent.
Tant que nous lisons 1972, 2002, 2009, 2025 comme un affrontement de « races » malgaches, nous ne verrons pas les véritables lignes de fracture. Les inégalités de développement entre le centre et les périphéries sont un fait ; elles n’ont pas besoin de l’alibi ethnique, elles n’en ont même que faire. L’ethnie est le déguisement que revêt la lutte pour la rente pour se faire passer pour une fatalité ancestrale.
Réapproprier la vérité de notre peuplement a donc un bénéfice très concret : en retirant l’alibi, on rend enfin visibles les vraies fractures. Ce n’est pas un apaisement de façade. C’est un désarmement — celui du meilleur écran des puissants.
Reprendre la plume, et le regard
Reste une dernière question, qui les résume toutes : qui a écrit cette histoire ? La LMS, Grandidier, l’administration coloniale, la craniométrie. D’autres, presque toujours, et pour des raisons qui n’étaient pas les nôtres. Nous nous sommes pensés, pendant plus d’un siècle, dans des catégories forgées pour être gouvernés.
On croit d’ordinaire qu’un pays devient souverain le jour où il obtient son drapeau, sa monnaie, son siège aux Nations unies. Ce sont là les signes visibles de l’indépendance ; ils ne suffisent pas. Il existe une souveraineté plus profonde, et plus difficile à conquérir : celle du récit — le pouvoir de dire soi-même qui l’on est, d’où l’on vient, ce que l’on a été.
Car un peuple ne se définit pas seulement par un territoire, mais par l’histoire qu’il se raconte. Cette histoire établit qui appartient à la nation et qui lui est étranger, qui a le droit de gouverner et au nom de quoi, ce dont on doit être fier et ce dont on doit avoir honte. Celui qui l’écrit tient, en réalité, les clés de l’identité collective.
Or ce récit, nous ne l’avons pas écrit : il fut rédigé pour nous tenir — pour nous diviser en tribus, nous hiérarchiser, nous rendre plus faciles à administrer. Nous avons hérité d’un pays dont l’acte de naissance porte la main même qui voulait le posséder.
Rabaisser le drapeau colonial ne suffit pas si l’on continue de se penser dans les catégories que le colonisateur a forgées. Tant que nous nous lisons avec sa grille — vagues, rangs, races —, une part de notre esprit reste colonisée… quand bien même le territoire ne l’est plus. La véritable indépendance exige donc ce dernier geste, le plus intime : reprendre la plume, et réécrire nous-mêmes notre commencement.
Nous sommes le peuple qui n’existait nulle part. C’est la plus solide des fondations : nul ne peut nous renvoyer « chez nous », car il n’y a pas d’ailleurs — il n’y a que cette île, et ce que nous y avons fait ensemble. Il ne tient qu’à nous de le relire, et de le réécrire, enfin de notre propre main.
Mais s’il est aisé de dénoncer un mensonge, il est autrement plus exigeant de (re)bâtir la vérité qui doit en prendre la place. La nature a horreur du vide… Si nous nous contentons de dire « le récit des vagues et des rangs est faux », sans rien construire à sa suite, il reviendra — car il est déjà là, dans les manuels, dans les blagues, dans les réflexes électoraux, dans la bouche des aînés.
Se réapproprier notre histoire n’est pas un acte de démolition. C’est un chantier. Et tout chantier commence par des fondations, des outils, des mains.
(on en parlera dans les prochaines chroniques de Rafetsy)
Patrick Rakotomalala (Lalatiana PitchBoule) Juillet 2026
Les Chroniques de Ragidro
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Vos commentaires
Ialana tsiny, Ialana fondro sy salohy fito Lalatiana Pitchboule raha nisafidy ny tenimpirenena aho mba hanehoana hevitra manoloana ny lahatsoratra narosonao.
Ny antony tsotra dia sanatriavina mety hitondra sy hivimbina savorovoronkevitra eo amin’ny samy Malagasy ny vontoatinkevitra narosonao, koa amin’ny fanetrentena no hanokafako adihevitra aminkitsimpo mifototra amin’ny fizarana nataonao.
Ny tsy iadiankevitra aloha dia ny hoe tsy voaporofo fa nisy ny mponina voalohany efa niorimpaka teto amin’ny Nosy izay vao nisy mpifindra monina... Ary ireo mponina maintimolaly efa ela niorim-ponenana tany ampiandohana tamin’ny fisian’ny olombelona niaina teto no nantsoina ho « vazimba ».
Eo amin’ny kolontsaina sy riba, ary fihevitra manandanja, dia tsy nasianao resaka sy tsy natsidikao mihintsy ny fisian’ny « lovantsofina niampita isan-taranaka, ny tantara mitoetra sy ny angano nolovaina, ary ny fomba nohasinina », izay raha atambatra sy hasongadina, dia maneho manambara fa ny fiandohana teo amin’ny Malagasy dia noheverina fa ny fahafoizan’i Zanahary hanolotra ity Nosy ity ho an’ny vazimba sy ny taranany.
Ny noheverina ho vazimba dia ireo nifindra monina efa tena ela nitoetra no sady very fomba sy fanao amin’ny rohy fototra niaingany avy andafin’ny riaka...ary ny mpiavy tato afara dia nivimbina sy nampiaina ny fomba nentindrazany avy andafin’ny riaka ka nampiorina izany teto anivon’ny riaka.
Ny tsy hitoviako fijery aminao dia tsotra :
* miantehatra sy manorina tsangankevitra amin’ny asa soratra nataon’ny vahiny fotsiny ianao
* ny fivoizanao ny faha samihafana ara-bolonkoditra sy karazana hanondroana fifanandrinana sy fifanoherana ara-piarahamonina, toa mivoy teti-panorina nataon’ny vahiny ihany ianao.
* toa mitondra fanamelohana ny rafi-panjakana sy rafi-piarahamonina teto Ankibon’Imerina no ambetindresakao, nefa ny ambaratonga sy fandaminana nisy teto Ankibon’Imerina dia hita taratra ihany koa tany amin’ny fanjakana hafa nisy teto amin’ny Nosy fahizay.
Izay no vita, ampanajana sy firariantsoa ho anao Lalatiana Pitchboule.
Répondre
Bonjour, Vohitra.
Vous reprochez à Lalatiana Pitchboule une lecture trop européanisée de notre Histoire. Pourtant (en toute humilité, je n’ai pas la prétention de maîtriser ce sujet dont vous êtes un trop fin connaisseur, je suis sincère), au fond, vous vous rejoignez dans vos conclusions. Il y a peut-être juste des nuances de sémantique. L’Histoire est faite de faits, c’est une science presque exacte, Lalatiana en rappelle l’essentiel sans en rajouter, sans rien retrancher. Je vous trouve un tantinet sévère à son égard.
Bien cordialement.
Alfred GRANDIDIER était un naturaliste géographe du XIX* siècle...
contemporain d’ARTHUR DE GOBINEAU
diplomate avec des théories pseudo scientifiques de la HIÉRARCHIE des.races :
THEORIES RACIALES REJETÉES PAR TOUS LES SCIENTIFIQUES.
Néanmoins du temps colonial,
Grandidier est une des rares figures dont on se référe trop souvent concernant Madagascar.
Les vazimba ?
Ils existent selon le lovantsofina,
mais aussi selon des.« recherches scientifiques » récentes , s’entend on dire..
Première vague d’immigration réputée austronesienne.
Y a t il des preuves matérielles ( ex ossements, objets découverts ? )..je ne le sais pas....
Le problème des richesses amassées à TANANARIVE ?
* Résultat du fait de monopole macrocephal
d’une capitale de 3 millions d’habitants.(10% de la population)
* MÉGAPOLE ECONOMIQUE comme LAGOS.
* Concentration aggravée par un ETAT UNITAIRE HYPER CENTRALISATEUR.
* Concentration de pouvoirs économique et politique facilitant la CORRUPTION.
......et des politiciens qui tiennent au système fait pour favoriser.....des intérêts particuliers.
La CULTURE commune austronesienne et apport bantou.ne fait pas de doute.
Exemple
L’EXHUMATION pratiquée sur toute l’île, n’existe qu’à Madagascar et Bornéo !
La LANGUE comporte un fond commun compris partout.
Par opportunité la langue merina , d’écriture existante. ( enseignée aux langues orientales de Paris) est adoptée comme langue nationale : quoi de plus logique ?
C’est une chance .
Alors qu’en France par exemple :
— pendant des siècles n’y eut il pas confrontation séculaire entre la langue D’OIL (adoptée) et la langue D’OC en France ?
Les tribus ? Les castes ? voire les races ? N’existent.ils pas dans d’autres pays ?
Au Nigéria, en Inde, en Belgique , en Suisse , EN RSA.....
Pourquoi ressasser constamment ce qui peut diviser artificiellement ?
En plus ,
nous sommes FORMIDABLEMENT METISSES...malgré la faiblesse délirante des voies de communication.
Il faut davantage communiquer pour mieux se comprendre.
Ce qui n’est que le PRIVILEGE de ceux qui ont les MOYENS de VOYAGER ou D’ÉTUDIER.
L’ESSENTIEL D’UNE NATION
N’EST IL PAS LA VOLONTÉ
DE VOULOIR VIVRE COLLECTIF ?
Pour pouvoir tout simplement exister et se battre ENSEMBLE dans ce monde de plusieurs milliards d’habitants, vivant sur UNE SEULE TERRE : NON ELASTIQUE !
( rappel la THEORIE DE MALTHUS.)....
La surpopulation.mondiale (donc accroissement de besoins et de pollution). est thème rarement évoqué dans les discours mondiaux...
Si ce n’est que.l’explosion demographique africaine en ferait un danger migratoire potentiel pour les vieux pays....
( ex progression demigraphique 1,5 au Japon
Et en Afrique la fratrie de six est moyenne...)
Misaotra anao, ry Vohitra, noho ny hafatra nampitainao. Voninahitra ho ahy ny fiheveranao sy ny nandraisanao anjara.
Kanefa, hangataka ny famelan-kelokao aho noho ny tsy hamaliako amin’ity tenim-pirenentsika kanto ity, izay tsy mbola ampy fahaizako amin’ny an-tsoratra araka ny tokony ho izy. Ary tsy sitrako velively ny amingavinga anao ka hanolotra valiny novokarin’ny IA — satria tsy fanajana anao izany.
Merci donc de votre intervention qui me pousse à aller plus loin sur ce sujet des Vazimba ... Sujet qui par ailleurs, fait amusant, me passionne suffisamment pour faire l’objet d’un premier récit que je suis en train d’écrire pour un projet de bandes dessinées sur l’histoire de Madagascar.
En termes de source, je n’ai certainement pas votre érudition que j’envie absolument ... ni la richesse de votre connaissance de la culture que je n’aurai malheureusement plus jamais ... Même si je me revendique de coeur absolument malagasy.
Mais en termes d’ouvrage d’histoire, j’ai une référence absolue qui est le « Madagascar, a short history » de Solofo Randrianja et Ellis, ouvrage qui m’enthousiasme particulièrement parce qu’ils tentent une approche historique d’une redoutable rigueur scientifique... Qui me va bien ... Peut-être faute de ce registre d’âme du à mon acculturation.
Sur les vazimba en particulier, l’idée que les vazimba auraient perdu le sens de leurs coutumes d’outre-mer tandis que les arrivants ultérieurs les auraient conservées et réimplantées semble être une interprétation traditionaliste ... qui fait exactement le travail de légitimation que cette chronique veut remettre en question.
Randrianja et Ellis ne traitent pas les Vazimba comme un peuple ethnographiquement reconstituable dont on pourrait tracer l’origine et les coutumes ... mais comme une catégorie relevant de la légende et de la tradition orale ... Randrianja et Ellis ne valident pas l’idée des Vazimba comme premiers migrants dont on saurait retracer la lignée asiatique et l’héritage. Ils y voient précisément le geste qui consiste à lire une légende comme de l’histoire documentée.
En fait, ce qui est essentiel n’est pas la vérité historique absolue ... Elle n’existe pas... Ce doit être un processus d’éducation... Ce qui est essentiel c’est ce processus, ce travail que nous menons, l’un et l’autre, qui questionne le passé, le remet en question ou l’enrichit pour construire un récit qui ne soit plus celui qui nous a été proposé afin de mieux dominer et nous empêcher de remettre en question l’ordre(le désordre) établi …
Amin’ny fihavanana sy fanajana
Miarahaba amim-panajana sy amim-panetrentena anao Camisole,
Mankahery aminkitsimpo tanteraka anao mihintsy aho mba hiroso hatrany amin’ny fanohizana ny asa fampahafantarana mikasika ny « vazimba ».
Ireo mpikaroka singaninao fa mahaliana anao rahateo koa dia tena sangany sy isany tena matretre mihintsy amin’ny fanokafana ny vavahadintsaina mba hisy fijery manome vahana ny vakoka, ny tantara ary ny lasa sy ny fampitana isan-taranaka ambava, antsoratra.
Nisy fotoana aho nandeha nitsidika ary tena nahita toerana iray tamin’ny « toko vonizongo » manamorona ny Ankibon’Imerina, ary nahita fasam-bazimba iray, izay miendrika ho lavaka be milentika midina any ambanin’ny tany. Ary manodidina ilay Fasana dia misy lemaka kely, tsy tapaka rano na fahavaratra na ririnina...dia hoy aho hoe : nisy tokoa ny fiheverana ny toerana sasany ho nitahiry « rano masina » sy « tany masina »...
Mankasitraka sy mirary soa Camisole
Mbola miezaka ihany mitondra ny fandraisana anjara ho fampahafantarana ny sosonkevitra hovoizina mandritry ny fikaonan-dohampirenena raha sitrapon’i Zanahary, araky ny foto-kevidehibe efa nambara ny 28 jona 2026 teto amin’ny Madagascar Tribune...
Ny fizakantena isamparitra ao anatin’ny Repobilika Federaly moa no rafitra fototra niompanana ary ho tohanana.
Ny fizakantena isamparitra ihany no làlana tokana sisa mbola hahafahana miaro ny vakoka sy riba ary hanandratana ny harena ara-tsaina misy isaky ny Faritra.
Ilay fanjakana Foibe tokana nositrahana tao anatin’ny 66 taona nahazoana ny fahaleovantena izay dia tsy nitondra afatsy faharavana sy fahapotehana teo amin’ny tahirim-bakoka nisy raha tsy hiresaka afatsy izay mitranga eto Ankibon’Imerina ny tenako.
Tranga iray manambara izany ohatra no hotsiahivana fohy :
Efa nanambara tamin’ny didy ara-pitsarana navoakany ny « Conseil d’Etat » ny amin’ny fanesorana hiala tsy hijoroan’ny Colisée ao anatin’ny Rovan’Antananarivo intsony.
Efatra volana lasa izay no nivoaka izany didim-pitsarana izany, tsy misy ny fanatanterahana izany didy izany, misy minisitera misahana ny kolontsaina nefa tsy manaja sy tsy manatanteraka ny didimpitsarana tandrify ny andraikiny.
Raha efa mijoro ny Faritra mizaka tena, ny Faritra Analamanga ihany dia avy hatrany efa afaka mandray antanana ny fanatanterahana ny didy ary misahana tanteraka ny fiarovana ny kolontsaina sy ny harentsaina misy eo aminy.
Harena ny kolontsaina, harena azo trandrahana tsara hoentina hampiroborobo ny toekarena isamparitra.
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Bonjour Vohitra
En cas de DÉCENTRALISATION POLITIQUE
Le terme de « faritany autonome » me conviendrait très bien ( à la place de lander, pais , région etc)