La constitution d’une nouvelle liste électorale ne peut être l’affaire de la seule Commission électorale nationale indépendante (Ceni). Son président, Thierry Rakotonarivo, appelle les forces politiques, la société civile et les différents acteurs de la vie nationale à prendre leur part de responsabilité pour assurer la réussite de l’opération actuellement en cours.
Deux semaines après l’ouverture des inscriptions, la Ceni poursuit ses actions de sensibilisation. Sur le terrain, les Comités locaux de recensement des électeurs (CLRE) assurent l’identification et l’enregistrement des citoyens remplissant les conditions pour devenir électeurs. Mais pour Thierry Rakotonarivo, le travail technique réalisé par ces structures ne suffira pas à garantir une liste complète et fiable.
La participation des partis politiques est notamment attendue pour toucher leurs militants et sympathisants. Les organisations de la société civile peuvent, de leur côté, contribuer à diffuser les informations dans les communautés et encourager les citoyens concernés à accomplir les démarches nécessaires. L’enjeu est de faire connaître l’existence de la refonte, mais aussi d’expliquer comment intégrer la nouvelle liste.
La Ceni vise près de quatorze millions d’électeurs à travers cette opération. Au-delà de l’augmentation du nombre d’inscrits, le chantier doit permettre d’assainir le fichier électoral en éliminant notamment les doublons et en corrigeant les incohérences constatées auparavant.
Cette ambition doit néanmoins composer avec des ressources qui n’ont pas évolué dans les mêmes proportions. La méthodologie ainsi que les moyens matériels disponibles restent globalement comparables à ceux mobilisés lors de la précédente refonte réalisée en 2022. Une situation qui place davantage la mobilisation humaine au centre du dispositif.
« Tout le monde a une responsabilité, tous les acteurs de la vie nationale », a insisté Thierry Rakotonarivo, hier, dans les locaux de la Ceni à Ivandry. À ses yeux, l’engagement des différentes parties prenantes constitue aujourd’hui l’un des principaux leviers pour atteindre l’objectif fixé. Cette implication ne doit pas se limiter à la sensibilisation : le suivi et le contrôle du processus sont également essentiels pour renforcer la fiabilité du futur fichier.
La Ceni attire enfin l’attention sur une confusion entre deux opérations menées séparément. La refonte de la liste électorale n’est pas le recensement biométrique de la population. La première vise les citoyens qui remplissent les conditions légales pour voter et permet leur inscription comme électeurs. Le second concerne l’identification de la population dans un cadre beaucoup plus large.
À travers son appel, la Ceni cherche ainsi à élargir la mobilisation autour d’un processus dont la crédibilité dépendra autant de la qualité du recensement que de l’implication des citoyens et des acteurs appelés à le surveiller.
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Vos commentaires
Et tout le monde n’oublie pas la complicité opérée par la CENI dans le truquage à grande échelle des élections afin de favoriser le régime déchu dirigé par le fugitif de Dubai...
De 2018 à 2023, en passant par la dernière législative, la CENI est la cheville ouvrière de la perversion de la democratie dans ce pays.
La confiance à son encontre n’est plus de mise.
Sa dissolution totale jusqu’à la racine est la première de la mesure à prendre pour une vraie refondation de la République !
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Pour avoir une liste électorale fiable, il faut déjà que l’électeur ait une pièce d’identité fiable et infalsifiable. Dans notre pays la carte d’immatriculation de la voiture a un QR code, numérisé, mais le propriétaire peut avoir une fausse carte d’identité, on fait les choses à l’envers.
À mon humble avis, on doit commencer par numériser nos actes de naissance, la pièce maîtresse de notre identité et créer des applications autour : impôt, électeur, santé etc… on prend une ville pilote qui a les institutions nécessaires : hôpital, centre des impôts etc… et on cree et valide le système dans cette ville, on generalise après. On sollicite les universités pour mettre en place le système
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Bonjour,
Vos suggestions sont indéniablement une marche vers le progrès mais cette CENI n’inspire plus confiance du tout...
Citons les nombreux fokontany créés par le régime déchu, des créations dont on ne sait même pas s’il y existe des vrais habitants...
Et le plus grave actuellement, c’est la contribution russe dans le renforcement des capacités de la CENI...
Numériser est souhaitable.
Mais déjà : comment OBLIGER le mpiraitanindrazana des fins fonds de brousse de déclarer les naissances en temps normal ?
Les déclarations à posteriori avec mention sur acte de naissance " NE VERS" existent encore.
Numériser oui,
à condition de vraiment MODERNISER l’Administration sur tout le territoire.
CAD
lui donner les MOYENS DE FONCTIONNER normalement..
Que l’on ne voit plus le postier d’Ambila Lemaintso s’escrimer avec un CRAYON PAPIER
sur un registre humidifié :
— ATTENDANT QUE L’ETAT REMPLACE LES TOLES ARRACHEES PAR UN CYCLONE !
@Citoyendumonde
Pour avoir une liste électorale fiable, il faut déjà que l’électeur ait une pièce d’identité fiable et infalsifiable.
Bien vu ! L’enregistrement Biometrique est en bonne voie depuis 6 mois , avec l’IA comme en Chine , si quelqu’un aime visiter le fin fond de Mcar il y a du boulot bien rénuméré avec voitures etc car Tantandraza , Bekily ( c’est marant ce nom ) and co doivent figurer sur la préliste qui doit atteindre les 65 % par rapport à l’estimation.
Merci encore au Startup GenZ Malgache et ses potes Chinese car certains Gens avec les teeshirts Oranges sont tout simplement des Abrutis issus des Capotes trouées !!!!! Lol