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mardi 10 février 2026
Antananarivo | 00h03
 

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8 février à 15:34 | zanadralambo (#7305)

Ce n’est pas que du 07 février 2009,que nous n’avons pas tiré la leçon, tous nos malheurs viennent de mai 1972, on dirait qu’on a du mal à le reconnaître. Une bande de crapules nationalistes a profité de la naïveté d’une jeunesse dorée, celle de Tanà, pour l’entraîner dans des chemins de traverse qui ont mené le pays tout entier à la débâcle (le plus triste dans l’histoire, c’est que ce sont les paysans dont ils ne connaissaient rien de la réalité et leurs frères de la côte -eux n’avaient pas bougé- qui ont surtout payé les pots cassés lors de la pseudo révolte de ces petits nantis tananariviens) ; ces mêmes nationalistes qui ont aidé l’amiral voyou à conquérir le pouvoir en 75 et qui l’ont aidé pendant 30 ans à s’y maintenir… S’il n’ y avait pas eu mai 72, on n’aurait jamais connu le cauchemar de 75. Et on n’en serait pas là, à regarder notre peuple réduit, au propre comme au figuré, à boire son pipi et manger son caca, à voir des parents prostituer leurs propres enfants pour survivre…
C’est pas ma faute, c’est celle de l’autre, l’étranger, le karana, le Français en l’occurrence qui est le mal absolu. J’ai parfois l’impression d’être tombé dans un nid de réacs rétrogrades où tout ce qui peut nous rattacher à la France est à jeter aux oubliettes, à proscrire. Françafrique par ci, Françafrique par là ( pour faire de nouveau la nique à la France, certains parlent même de rejoindre les BRICS !) et , pendant ce temps, nos intellos de salon bien calés dans le sofa de leur appart parisien ont droit à leurs 3 assiettes de riz quotidiennes, oubliant que leurs compatriotes, là bas, crèvent la dalle ! ça fait longtemps que le voyou sénile est parti, mais son héritage puant, nauséabond est toujours là, qui continue à nous pourrir la vie. Ses héritiers sont toujours là, aux postes de responsabilité. A force de nous défausser de notre responsabilité , on en oublie la réalité.

Sur la page facebook d’un ancien camarade de classe, je suis tombé sur des photos du Tana de mon enfance. L’ émotion m’a encore étreint à travers ces images pourtant vues et revues tant de fois. Dans ma tête, l’espace d’un instant, des souvenirs heureux ont défilé… souvenir d’une époque que les moins de 50 ans ne peuvent comprendre. Nostalgie douce, amère, qui embue mes yeux de ces mêmes larmes que j’ai vues couler sur les joues de mon père, avant qu’il ne parte, à l’évocation des matins calmes qu’il avait naguère connus.
Désolé de passer pour un vieux schnock pleurnichard, mais de voir certains s’entêter dans leur déni indécent, c’est plus que ma raison ne peut entendre.

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