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mercredi 1er avril 2026
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CUA : la 1ère adjointe au maire, Finaritra Zaratiana Rajonson, assure l’intérim après le départ de Harilala Ramanantsoa

mercredi 1er avril | Mandimbisoa R. |  985 visites  | 18 commentaires 

Sa présence à la cérémonie de commémoration du 29 mars à Ambohijatovo n’était pas passée inaperçue. Une femme portant une longue robe blanche, ceinte par une écharpe aux couleurs nationales. Depuis, la polémique s’est enflée sur son identité et surtout sa mission à la tête de la CUA, on a même parlé d’un nouveau PDS et pourtant il s’agit de la première adjointe au maire. Finaritra Zaratiana Rajonson est désormais au centre de l’actualité municipale, investie d’une responsabilité transitoire à la suite du départ de la maire sortante, Harilala Ramanantsoa.

La passation de pouvoir s’est déroulée hier à l’Hôtel de Ville d’Analakely, mettant fin à quatorze mois de gestion municipale par Harilala Ramanantsoa. Cette transition fait suite à une décision du Conseil d’État rendue le 9 mars, qui a annulé l’ensemble des voix obtenues par la liste conduite par l’ancienne maire. En conséquence, les résultats des élections municipales dans la capitale ont été invalidés, ouvrant la voie à un nouveau scrutin.

Dans ce contexte, la loi sur les Collectivités territoriales décentralisées prévoit qu’en cas de vacance du poste de maire, l’intérim soit assuré par un adjoint, selon l’ordre de nomination. C’est donc Finaritra Rajonson, ancienne directrice du budget au ministère de l’Économie et des Finances, qui prend temporairement les commandes de l’administration urbaine.

Cependant, ses prérogatives restent limitées. En tant que maire par intérim, elle ne peut gérer que les affaires courantes : paiement des salaires, continuité des services publics et exécution des projets déjà engagés. Les décisions stratégiques, les nouveaux projets, les engagements financiers importants ou les réformes structurelles échappent à son champ d’action.

Cette situation survient alors que la capitale traverse une phase de désorganisation préoccupante. Les marchands ambulants réinvestissent les rues, les transports publics deviennent difficiles à réguler et le respect des règles de circulation se détériore. L’état des infrastructures routières exige pourtant des interventions urgentes, tout comme la gestion des déchets, récemment fragilisée par des changements à la tête de la société municipale d’assainissement.

À cela s’ajoute l’absence du Conseil municipal, également affecté par la décision judiciaire. Sans cet organe, aucune validation de projets majeurs ni d’orientations budgétaires ne peut être engagée, accentuant les blocages administratifs.

Face à ces défis, l’option d’une délégation spéciale, dotée de pouvoirs plus étendus, pourrait être envisagée. Mais même cette solution resterait partiellement contrainte en l’absence d’un cadre délibératif complet.

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18 commentaires

Vos commentaires

  • 1er avril à 09:51 | vazaha (#9399)

    Bonjour ,
    A regarder les réseaux sociaux divers, les cris du cœur des proTim-Tojo, des GenZ, des habitués du 13 mai, des anti-colonels fusent de partout.
    Oui mais Dura lex sed lex.
    En attendant la sortie dun arrêté ministériel pour la nomination dun PDS ou la decision de préparer de nouvelles elections municipales qui risquent de concerner d’autres communes, Tana doit se contenter de cette ancienne directrice du budget au MEF, adjointe au Maire tout a fait legale.. L’administration de la Capitale et la vie urbaine en général n’attendent pas que la situation ne s’aggrave davantage : salaires, ordures, canaux, circulation, transports, marchands, IFPB, routes, travaux PIAA2 en cours, projet mobilites douces en cours etc...
    Attendez mes elections, seules façons d’obtenir le siège tant souhaite, tant reve.
    Le reste c’est un discours d’immatures, d’excites, de proRajoelina et de GenZ pour une fois réunis

    Répondre

  • 1er avril à 09:55 | Vohitra (#7654)

    Selon la loi sur les Collectivités territoriales décentralisées, qui a le pouvoir de nommer les adjoints au Maire ?

    Évidemment, c’est le Maire ou la Mairesse.

    Et dans la foulée des décisions prises par le Conseil d’État, le Conseil Municipal élu est aussi touché, c’est à dire la structure dotée de pouvoir délibératif au sein de la Commune Urbaine.

    Ainsi, tous ceux qui détiennent auparavant la légitimité populaire et souveraine ne sont plus autorisées à exercer leurs attributions.

    Et l’adjointe désignée auparavant par la Mairesse déchue n’est pas une élue, et n’a aucun pouvoir délibératif.

    Ainsi, que ce soit l’adjointe ou une Délégation Spéciale nommée par l’Etat, l’une ou l’autre est dépourvue de la légitimité populaire.

    Ainsi, dans la situation précaire et inattendue actuelle, le ministère de l’intérieur devra prendre la décision adéquate : soit organiser une nouvelle élection communale, soit de nommer le Préfet pour diriger temporairement la Capitale, soit de demander le sursis à exécution pour la décision concernant le Conseil Municipal et par la suite de demander en son sein d’élire entre eux un dirigeant temporaire pour la Capitale, ainsi, au moins la souveraineté populaire est respectée...

    En laissant l’adjointe au Maire diriger la Capitale, un calcul politique de la part de la junte militaire est plus que probable... étant donné que le parti TIM de Ravalomanana est puissante et toujours en peloton de tête en matière de préférence électorale...

    Et la place emblématique du 13 mai se trouve en face de la mairie de la Capitale... là où le Colonel était venu quémander le pouvoir...

    Répondre

    • 1er avril à 10:36 | Isandra (#7070) répond à Vohitra

      Ingahindriana,

      La junte savait pertinemment que dans cette situation actuelle, si elle organise une élection, le Tim va y gagner haut la main, alors que cette junte évite à tout prix que la capitale soit entre les mains de leur adversaires politiques(Tim ou orange), c’est la raison pour laquelle, cette élection n’aura pas lieu avant la présidentielle.

  • 1er avril à 10:18 | Vohitra (#7654)

    Un rappel mérite d’être soulevé dans la situation précaire traversée par la Nation et l’Etat Malagasy actuellement.

    Le chef d’État n’est pas un Président de la République, il n’est pas un élu. Il est dépourvu de la souveraineté populaire attribuée par les dispositions constitutionnelles en vigueur.

    Le chef d’État devra impérativement se soumettre aux mêmes dispositions que celles définissant les attributions de Rakotovao Rivo en 2018 lors de la démission du Président de la République en exercice à l’époque.

    Répondre

  • 1er avril à 10:28 | Isandra (#7070)

    C’est comme la citation célèbre des jeunes, c’est nous qui sommes au pouvoir, on fait ce qu’on veut,...!

    On rejuge une élection laquelle a été déjà jugée, d’autant plus, aucun élément nouveau,...

    Cependant, n’oubliez pas que la roue tourne, chacun a son tour.

    Répondre

    • 1er avril à 12:36 | bekily (#9403) répond à Isandra

      Les jeunes qui avaient fait tomber la première ministre corrompue, au service des Indiens, en aout 2024 au BANGLADESH....
      ....avaient fait appel à un docteur.en économie, prix NOBEL de 82 ans pour RECONSTRUIRE DE PAYS.
      ... Le président en place nomme cet economiste : Premier ministre.
      Des jeunes participent au gouvernemrnt , contrairement à Madagascar .

      NB : ils ont un régime parlementaire comme en Grande Bretagne.
      Le premier ministre , chef du parti majoritaire, est nommé automatiquement par le chef d’Etat...sans grand pouvoir politique.

      Les élections sont fixées pour août 2026 .
      Sans dépasser deux ans de transition..

      Notre contexte différe ,
      Le système en soi est mortifere...par ce PRM ELU AU SUFFRAGE UNIVERSEL DIRECT ,
      avec de vrais pouvoirs personnels .
      Faisant du régime un PRESIDENTIALISME QUI FAVORISE LE CESARISME
      ET FONCTIONNE A LA CORRUPTION.

    • 1er avril à 13:17 | bekily (#9403) répond à Isandra

      Favorise le cesarisme...
      Dans un pays où la démocratie n’est qu’une parodie , comme en Afrique.

  • 1er avril à 10:51 | Jipo (#4988)

    Salama djiaby.
    Cette démissionnaire n’ avait -elle pas été mise en place par favoritisme par le rat 6e dan et ses sbires ?
    La démission comme ceux de la FCC est à mon avis (je sais on s’ en fout) un peu facile, ils se retirent sur la pointe des pieds sans qu’ aucune investigation ne soit entamée à leur encontre alors qu’ ils ont assurément quelques casseroles à non seulement nettoyer mais justifier ?
    En attendant gouvernement "de transition" tous azimuts ou chacun essaye de tirer la couverture à lui en’ assurant autant que possible leurs arrières ...

    Répondre

  • 1er avril à 12:04 | vazaha (#9399)

    Il y a des phénomènes cyclogeneses qui se préparent selon la meteo. En d’autres termes, on est toujours en pleine saison cyclonique. Chaque nuit de grosses pluies tombent sur Tana. Inondations dans la moitié de la villecavec des canaux bouches, des ordures éparpillées partout, des embouteillages de 5h a 21h, des mal1dies genre palu, diarrhées, etc... Il faut etre realiste. Pds, maire élu, on veut bien. Faites vite. Mais en attendant on a besoin de cette adjointe au maire pour gerer ce qui peut etre géré.

    Répondre

    • 1er avril à 12:25 | Vohitra (#7654) répond à vazaha

      Bonjour Vazaha,

      Si le besoin se fait sentir eu égard à l’urgence de la situation, c’est l’Etat qui devra agir.

      Et c’est le Préfet qui représente l’Etat mais non pas l’adjointe à la Mairesse déchue.

      L’adjointe a été désigné par la Mairesse déchue.

      A défaut de légitimité, la légalité devra se faire valoir.

      Et la situation optimale, c’est la réunion de la légitimité et de la légalité... légalité républicaine s’entend !

    • 1er avril à 13:31 | bekily (#9403) répond à vazaha

      MPO, PESTE en plus,
      ne sont que des maladies de la grande misère et de la saleté...
      Absence d’hygiene elementaire.

  • 1er avril à 12:31 | vazaha (#9399)

    Ce nest pas Harilala Ramanantsoa qui a désigné Zaratiana Finaritra Rajhonson. Lex maîtresse était déjà notifiée de sa d3cheance. Elle ne pouvait plus accomplir un quelconque 1cte.
    Les textes sont clairs. En cas de vacance de poste, la 1ere adjointe est de facto le maire par intérim.

    Répondre

    • 1er avril à 13:25 | Vohitra (#7654) répond à vazaha

      Allons, allons...

      S’il vous plaît, qui a désigné l’adjointe à la Mairesse alors, et à quelle époque avait eu lieu cette désignation ?

      Quoi que vous disiez, partout à travers le pays, c’est le Maire ou la Mairesse qui désigne ses adjoints.

      Donc, vous êtes en train d’insinuer alors que c’est le ministère de l’intérieur qui avait désigné l’adjointe à la Mairesse ? C’est incroyable ! Et illégal en plus !

      Soit le ministère designe le Préfet soit le ministère designe un chef d’une Délégation Spéciale. C’est ce qui est légal dans le cas d’espèce.

    • 1er avril à 13:33 | Vohitra (#7654) répond à vazaha

      Voilà le fait...

      Dans la lettre de notification de sa déchéance adressée par le Conseil d’État à l’ancienne Mairesse, le Conseil d’État a ordonné à l’ancienne Mairesse de procéder à la passation de service avec son/sa premier(e) adjoint(e).

      Ce qui ne signifie nullement que c’est la première adjointe qui dirigera dorénavant la Commune Urbaine Antananarivo.

      Dorénavant, c’est le ministère de l’intérieur et de la décentralisation qui devra prendre ses responsabilités dans la désignation de l’intérim pour assurer le service et affaires courantes au sein de la Commune.

  • 1er avril à 13:38 | bekily (#9403)

    A ceci près que le statut DE PDS est un statut qui fait complètement entorse au principe de démocratie locale constitutionnel.
    Malheureusement créé sous R8.avec les FRAM.

    Le PDS est strictement un REPRÉSENTANT POLITIQUE DU POUVOIR EN PLACE...
    à la différence du PREFET
    représentant de l’Etat censé faire assurer la continuite du système communal , EN CAS D’INCAPACITÉ. CONSTATÉ..
    jusqu’à réélection.dans les plus brefs délais.

    Répondre

    • 1er avril à 13:39 | bekily (#9403) répond à bekily

      Incapacité constatée

  • 1er avril à 18:16 | Isambilo (#4541)

    Interimù ne veut pas dire plein pouvoir. Ou les mots n’ont plus de sens.

    Répondre

  • 1er avril à 18:20 | Isambilo (#4541)

    Que dit exactement la loi ?
    Il faut peut-être commencerf par là.
    Selon RFI, qui est un plus sérieux que les commentateurs, l’intérim doit être assuré par le secrétaire général de la commune ou par un PDS. Donc cette dame n’a pas à assurer l’intérim. Et c’est le ministère de l’intérieur qui est défaillant.

    Répondre

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