La pièce qu’on rejoue tous les quinze ans
On la connaît pour l’avoir énoncée 100 fois cette énumération de dates : 1972, 1991, 2002, 2009, 2025… À répéter le même scénario, on aurait pu espérer que les acteurs finissent par trouver du sens à la pièce… Eh bien non. Les acteurs sont mauvais, les scénaristes sont mauvais, le décor s’use et tombe en ruine… et l’intrigue reste identique avec le même désespérant dénouement : un régime tombe sous la pression de la rue, une « transition » s’installe avec son lot de promesses de refondation, de moralisation, de réconciliation… Et puis le rideau retombe sur une distribution identique, qui reprend sans la moindre inspiration les mêmes mises en scène, avec la même gourmandise, et qui prépare déjà le public à l’oubli.
J’écrivais en octobre 2025 [1], au lendemain du basculement, que la transition ne pouvait être crédible que si elle s’accompagnait d’une véritable justice transitionnelle. Pas pour punir. Pas pour venger. Mais pour établir la vérité, reconnaître les torts, réparer les victimes et garantir qu’on ne recommence pas. Une commission indépendante vérité et justice. Un récit officiel, documenté, des dérives. Une réforme des institutions judiciaires,pénales, carcérales et sécuritaires… En bref, un nouveau scénario.
Sept mois plus tard, force est de constater : c’est raté. Comme c’était raté en 1972, en 1991, en 2002 et en 2009. Et pour la même raison qui revient comme un mauvais refrain : on a encore confondu réconciliation et oubli. On a encore réintégré dans le jeu, sans reddition de comptes, les héritiers de ceux qui avaient les mains les plus sales. Et l’élite (encore nos 72%) [2], infatigable, s’est encore régénérée à l’identique — mêmes intérêts, nouveaux visages, même appétit… Même mépris… Même cynisme… Même irresponsabilité.
La refondation introuvable
On a brièvement espéré que la nouvelle Ministre de la Justice puisse apporter le changement radical promis de longue date. On y a cru : elle devait servir de caution à la légitimité du pouvoir mis en place par la rue. Elle aurait dû s’atteler à ce qu’une justice transitionnelle aurait dû produire, à savoir d’abord un grand ménage structurel dans la maison judiciaire — au-delà des annonces de poursuites contre Ravatomanga qui, on doit le reconnaître, nous ont réjouis.
C’est par là qu’il fallait commencer. Par les fondations. Pas seulement par des coups d’éclat médiatiques.
La justice ne s’occupe plus prioritairement de désengorger les prisons, ni de réduire la détention provisoire
Il y avait — et il y a toujours — du travail. 915 magistrats pour 26 millions de justiciables. Moins de quatre pour 100 000 habitants. Des prévenus qui croupissent des années sans procès. Une aide juridictionnelle inexistante pour ceux qui ne peuvent pas se payer un avocat ou « graisser » discrètement quelqu’un. Une culture punitive qui jette en prison celui qui a volé un poulet par nécessité, pendant que les vrais prédateurs économiques se promènent tranquillement à Dubaï.
C’étaient là les chantiers de la refondation réelle. Voilà ce qu’aurait dû être l’agenda du ministère de la Justice de la transition.
Au lieu de quoi, on assiste, médusés, à un glissement spectaculaire du centre de gravité. La justice ne s’occupe plus prioritairement de désengorger les prisons, ni de réduire la détention provisoire, ni de l’aide juridictionnelle aux plus pauvres. Elle s’occupe de nominations stratégiques, de dossiers politico-financiers et de complots contre la sûreté de l’État.
Mai 2026 : vague de nominations sur les postes les plus sensibles — Commissaire général de la loi, parquets d’Antananarivo et de Fianarantsoa, juridictions financières. Rotation quinquennale, nous dit-on. Soit. Mais le timing, le périmètre, et le fait que le Conseil supérieur de la magistrature soit présidé par le Président lui-même, avec le ministre de la Justice en vice-président, rendent l’argument fragile.
La trahison des priorités
La ministre Fanirisoa Ernaivo, à son crédit, a posé des diagnostics justes — bien qu’il s’agisse de constats reconnus de longue date. Peines alternatives, travaux d’intérêt général, liberté sous caution pour les infractions mineures, humanisation de la détention. Les mots sont les bons. Les pistes sont pertinentes. Sur le plan doctrinal, c’est irréprochable.
On annonce solennellement vouloir « humaniser la détention », mais on y recourt massivement pour des dossiers politiques
Mais entre le doctrinal et l’opérationnel, il y a tout un monde. Et c’est précisément ce monde-là — celui des modalités, des calendriers, des budgets, des décrets d’application, des indicateurs de suivi — qui reste, à ce jour, désespérément vide.
Et pendant que les annonces s’empilent, les mandats de dépôt politiques [3], eux, pleuvent. Treize personnes poursuivies douteusement en avril 2026 pour « tentative d’assassinat »… Des militants Gen Z arrêtés quelques jours plus tard pour « atteinte à la sûreté de l’État ». Paul Rabary et Yves Maurice Rakotoniaina incarcérés en mai pour « déstabilisation » et « association de malfaiteurs ». Amnesty International dénonce explicitement l’usage d’accusations vagues pour réduire au silence des opposants et des voix critiques.
Et voilà le contraste insoutenable qui devient le fil conducteur de cette transition : on annonce solennellement vouloir « humaniser la détention », mais on y recourt massivement pour des dossiers politiques. On promet la réduction de la détention provisoire mais on multiplie les placements sous mandat de dépôt.
La main droite répare ce que la main gauche aggrave.
Et le détenu ordinaire, lui, attend toujours son procès dans une cellule conçue pour dix où ils sont quarante.
L’enfer carcéral, autre insupportable angle mort de la justice de la transition
Parce qu’il faut le redire, encore. Les chiffres sont révoltants à force d’être répétés sans susciter de sursaut. Taux d’occupation moyen à 277 %. Plus de 1 000 % dans certains établissements, selon le Sous-Comité de l’ONU pour la prévention de la torture qui qualifie ces conditions de « cruelles, inhumaines et dégradantes ». La prison d’Antanimora, conçue pour 900 détenus, en accueille plus de 4 000.
Six détenus morts de faim à Mananjary en octobre 2024. Pas de médicaments. Pas d’eau.
La malnutrition est devenue endémique. Six détenus morts de faim à Mananjary en octobre 2024. Pas de médicaments. Pas d’eau. Pas de séparation entre prévenus et condamnés. Pas de séparation entre mineurs et adultes. Et pour les malades psychiatriques, le summum du renoncement étatique : on les confie à des structures religieuses où l’on pratique l’exorcisme.
Voilà le pays réel. Voilà ce dont la transition a hérité. Et voilà ce qu’elle ne traite pas en priorité. Et c’est aussi ici qu’elle perd toute crédibilité dans la légitimation de sa sincérité.
Le test ultime : l’or, ou la sincérité retrouvée
S’il fallait un seul critère pour juger la sincérité de l’agenda anticorruption de la transition, ce serait celui-là : que fait-on de l’or [4] ?
le pouvoir communique fortement sur la chasse aux figures politiques de l’ancien régime, sur les biens mal acquis, le FSM… Mais pas sur la reprise en main de la filière aurifère.
Pour mémoire, en 2024, le Guichet Unique d’Exportation, censé encadrer la filière, avait enregistré douze kilos d’or sur dix mois. Douze kilos. Quand on sait qu’au moins sept tonnes quittent clandestinement le pays chaque année… Et probablement bien davantage. Soit, au cours actuel, plusieurs centaines de millions de dollars qui s’évaporent, blanchis dans l’immobilier de luxe à Dubaï.
Et pendant ce temps, le pouvoir communique fortement sur la chasse aux figures politiques de l’ancien régime, sur les biens mal acquis, le FSM… Mais pas sur la reprise en main de la filière aurifère. Pourtant identifiée depuis des années comme le foyer majeur — structurant — de la corruption malgache, avec ses sponsors hauts gradés, ses magistrats complices, ses opérateurs économiques protégés.
Ici, si la lutte anticorruption se contente de fixer les vaincus politiques sans démanteler les circuits économiques structurants — or, douanes, transitaires, banques, sociétés-écrans, complicités transnationales — elle devient une arme de légitimation du nouveau pouvoir. Pas une réforme de l’État.
Ce qu’on doit, en honnêteté, mettre dans la balance
On doit toutefois reconnaître qu’aucune transition n’opère dans un environnement vierge. Les contraintes existent. Elles sont réelles. Elles n’excusent rien — mais elles expliquent une partie des lenteurs.
Les contraintes budgétaires sont évidentes : ministère de la Justice traditionnellement parent pauvre des arbitrages, prisons à construire, magistrats à recruter, tribunaux à équiper… tout cela coûte. Et si le support des PTFs se réduit, on n’est pas près de soulager le système saturé sans réelle volonté politique.
Les contraintes administratives ne sont pas moins évidentes : on ne forme pas 500 magistrats en six mois — pour peu que le concours soit respecté — et on ne recâble pas une chaîne pénale d’un claquement de doigt. À moins d’une réelle et sincère volonté politique.
Les contraintes politiques pèsent aussi : dans le cadre d’une transition issue d’une rupture, en équilibre instable avec ses propres alliés, toucher au CSM, au statut du parquet, aux carrières des magistrats, c’est s’attaquer à des corporations puissantes et à des équilibres factionnels qu’on ne bouscule pas impunément… À moins d’un véritable et sincère courage politique.
Enfin, les contraintes humaines ne sont pas moindres : demander à une magistrature traditionnellement soumise à l’exécutif de devenir, du jour au lendemain, indépendante et exigeante, c’est espérer qu’un décret fasse ce qu’aucun décret n’a jamais fait : transformer les habitudes. Le Journal officiel n’a nulle part acquis ce super-pouvoir. À moins d’une sincère et véritable ambition politique.
Les contraintes ne sont jamais qu’à moitié subies : l’autre moitié relève du choix.
Tout cela est vrai. Tout cela mérite d’être dit. MAIS… aucune de ces contraintes n’explique pourquoi on a trouvé le temps, l’argent et l’énergie politique pour mener une vague de nominations stratégiques [5] en mai 2026 et pour multiplier les mandats de dépôt politiques, sans trouver les mêmes ressources pour publier le premier décret d’application des peines alternatives. Les contraintes ne sont jamais qu’à moitié subies : l’autre moitié relève du choix.
En conclusion
Deux ans pour la transition. 730 jours. Le temps file. Et nous voilà, sept mois après la rupture, avec une justice qui se mobilise sur des complots plutôt que sur ses fondamentaux… Avec des prisons qui restent de honteux mouroirs… avec une élite qui se régénère sous d’autres costumes… et avec une filière aurifère dont les maîtres continuent tranquillement de saigner le pays à blanc.
La transition sera jugée — par l’histoire et peut être par les urnes, si elles sont sincères — sur un critère : sa justice aura-t-elle eu le courage de se lier elle-même par des règles indépendantes opposables à ses propres alliés ?
À ce stade, on a du mal à répondre oui.
Mais on attend, sincèrement, qu’ils nous prouvent le contraire. A moins qu’on ne veuille poursuivre la série : 1972, 1991, 2002, 2009, 2025… 2036 ?…2043 ?…
Par Patrick Rakotomalala (Lalatiana PitchBoule) Mai 2026
Les Chroniques de Ragidro
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Vos commentaires
L’éditorial parle et cite les réalités, répétitives qualifiées de "héritages" laissés à la République suivante et successive, et à la diligence des prochains dirigeants, avec une dynamique circulaire et une trajectoire qui ne mène nulle part...
Une triste réalité en somme, mais n’éclaire en aucune manière la cause majeure et profonde à l’origine de la situation délétère qui s’empire au fil des changements de régime et de dirigeants...
La cause majeure et principale est contournée, elle n’a jamais été traitée ni abordée dans le but de circonscrir le spectre de ses impacts destructeurs.
Cette cause, c’est l’absence cruciale d’action concrète pour la "mise hors d’état de nuire des tsy maty manota" !
Oui, il faudra circonscrire leurs périmètres d’activité, les immobiliser, démanteler totalement leurs réseaux, les sanctionner lourdement, empêcher toutes les possibilités de régénération et de réapparition sous d’autres formes et aspects de ces tsy maty manota !
Tant que le pays de Zanahary n’arrive pas à détruire complètement et sans compromission ces tsy maty manota, il n’y aura jamais de vrais changements ni de progrès humain dans ce pays, notre Tanindrazana commun et berceau de notre tradition pluricentenaire...
Trêve d’hypocrisie et détestons-nous de toutes tentatives de compassion vis à vis de ces tsy maty manota !
Ramenons dans le corpus juridique la condamnation à mort s’il le faut, il faudra détruire jusqu’à la base des racines et repousses toutes les veilletés de ramener à la vie publique ces individus coupables de "haute trahison vis à vis de la Nation" !
Il ne devra jamais y avoir ni de réconciliation, ni pardon national, ni amnistie et grâce ou de remise de peine, encore moins d’oubli ou d’indifférence ou de compassion !
Ils ont volé, pillé, menti, tué, escroqué, massacré, violenté, blessé... depuis l’ensemble de l’ère républicaine vécu au pays de Zanahary...
Arrêtons-nous de tourner autour de l’essentiel, il faudra l’aborder avec fermeté : occupons-nous des tsy maty manota, la souveraineté populaire devra récupérer totalement les avoirs détenus par les tsy maty manota, il nous faudra nous prémunir afin d’éviter toute possibilité de réapparition de ces tsy maty manota !
Condamner 500-1.000 tsy maty manota est un acte légitime et digne afin de sauver et préserver les 33.000.000 d’individus qui aspirent à une prospérité et une paix honorable et légitime !
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Bref, s’il faudra passer et vivre une situation de guerre afin de vaincre totalement les tsy maty manota, allons-y sans hésitation !
Justice défaillante ,une transition défaillante ,....C’est le système étatique et le reste qui sont défaillants .
– Primo ; Quand la justice n’est pas indépendante ,et tripatouillée par les tenants successifs du pouvoir ;c’est que la justice est corrompue ce n’est pas compliquée à comprendre .Un voleur de poule a plus de chance d’être incarcéré à la place des v.oyous en cols blancs .Dans le milieu carcéral très surpeuplé dont l’hygiène et la condition de vie déplorable sont réservées aux pauvres et ceux ou celles qui osent dénoncer le pouvoir .
– Au lieu d faire des préparatifs dédiés aux élections que la transition devrait accomplir pour la transition démocratique ,on s’occupe de ses avantages personnels et les intérêts restrictifs ..
– Afin d’éviter l’enfer du milieu carcéral c’est dans l’amélioration des conditions humaines ,l’éducation ,les créations d’emplois ,l’apprentissage des règles civiques ,le respect de la vie humaine contre la paupérisation collective ,...luttes contre l’alcoolisme ,la drogue ,le tabagisme ,les violences conjugales ;les vols ,viols etc....une sorte de panoplie d’armes pour mettre la société civile en marche .Rome ne se bâtit pas en un jour ,en commençant par le changement de mentalité ...C’est aux dirigeants de montrer les exemplarités pour la métamorphose sociétale que de se servir et remplir les poches .Ny omaly tsy miova ,..encore du chemin à faire.
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D’aucuns reprocheront à Ikala Paingotra de ressasser des vérités maintes fois dénoncées, d’enfoncer des portes ouvertes. N’empêche, face à l’impasse vers laquelle cette foutue Transition, où une bande de pieds nickelés (les mêmes coquins qui se partagent le gâteau depuis la 2 ème République) se retrouve pour recycler les habitudes de l’ancien régime et pour recaser ses barons. il ne faut pas se taire, le silence serait complice.
Je tiens à dire le plaisir que j’ai eu à lire cet édito, un modèle, tant sur le fond que sur la forme. Merci à la belle plume d’Ikala Paingotra de faire honneur au journalisme malgache.
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??? Ce n’est pas Ikala Paingotra derriere cet edito ?
Ce n’est pas Ikala Paingotra derriere cet edito
@ Camisole
Un soupçon d’IA ?…
:-D Il ne s’agit pas d’un soupçon d’IA ... Mais de rendre à César ce qui est à Cesar : ce n’est pas Ikala Paingotra derrière cet édito, c’est Pitch Boule :-)
Le pays serait-il tombé dans le piège de la transition, plutôt, lente descente aux enfers, que réelle période, préparatoire, à une quelconque relance qui lui tourne le dos, sur un terrain miné, en permanence ?.
La chape de plomb est en train d’être imposée sur une société qui ne semble pas se rendre compte de ce qu’elle va devoir endurer et qui n’aura rien à voir avec ce qu’on lui avait promis, comme d’habitude ?..
D’autant, que, les religieux viennent de tomber dans le piège, tendu, par une transition, opportuniste, en acceptant de jouer aux médiateurs, laïques, dans un rôle où ils n’auront, ni la compétence, ni l’autorité, tout en offrant au leur commanditaire, un copié / collé de leurs conclusions, futures, sous réserve, tout de même, qu’elles aillent dans l’unique direction de leur perception de la démocratie !..
Quand, à l’opposition traditionnelle, ou, ce qu’il en resterait, elle est vouée à un rôle, secondaire, de figurante et de simple, faire-valoir, dans cette mascarade, politicienne, entretenue, avec soin, par des putschistes, plus manipulateurs, que gestionnaires, avérés.
En réalité, on assiste à un passage de témoin, entre, hier, un pouvoir, fantoche, à celui d’une association, corporative, affidée à une idéologie et à ses promoteurs qui va, profondément, et, durablement, modifier un quotidien que l’on croyait, jusqu’à, hier, susceptible de s’ouvrir à la réforme !..
Désormais, les espoirs d’une vie meilleure sont en train d’être gaspillés au profit d’interêts, personnels, soutenus par une ingérence, consentie, qui, progressivement, va phagocyter les dernières attentes d’une société, en quête permanente d’un père Noël !.
Sous le prétexte de réaménagement de ce quotidien et de ses règles, la transition tente la diversion en imposant un régime, fort, plus, obnubilé par sa propre sécurité et par sa future longévité au pouvoir.
Les secteurs les plus sensibles font l’objet d’un statut de mise à l’écart, d’autant que les nouveaux instructeurs devront être payés sur place, l’or étant leur monnaie préférée, ceci expliquerait-il, cela ?..
Comment, dans ces conditions, opaques, ne pas y voir une nouvelle forme d’accaparement au seul profit d’un groupe corporatif qui aurait ruminé sa prise du pouvoir, au fur et à mesure, du délitement, progressif, du précédent ?..
Il n’y aura pas de changement du quotidien, mais, aménagement, de celui-ci dans l’objectif, unique, de favoriser son contrôle et sa mainmise, faisant écho aux années de garde rapprochée, en qualité « d’agents doubles » du précédent, pouvoir !..
Les changements seront à la marge, car, les plus fondamentaux resteront au stade de l’intention et de la propaganda, tout simplement, parce que ces militaires préfèreront le confort, rassurant, du statuquo à celui d’un bouleversement d’une société dont ils ne sont que les héritiers et les principaux bénéficiaires de son système !.
On ne tuera pas la poule aux œufs d’or, parce qu’elle permettra, aussi, et surtout, d’en assurer la sécurité et la longévité, du pouvoir, en place, au nom d’une transition qui n’en sera pas une !.
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@Camisole.
Effectivement, ce n’est pas Ikala Paingotra (que j’apprécie tout autant) qui est l’auteur de cet édito mais Lalatiana Pitchnoule à qui je présente mes plus plates excuses. Pour autant, je ne retire rien des éloges que j’ai faits sur la qualité de l’édito. Bravo à la belle plume de Lalatiana Pitchboule !
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Mon Dieu, Lalatiana Pitchboule va finir par croire que je lui en veux, je m’aperçois en lisant la remarque tout à fait justifiée de camisole, que j’ai encore fait une erreur en tapant son nom (Pitchnoule au lieu de Pitchboule). Je suis vraiment désolé, Lalatiana, c’est mon doigt qui a vrillé. Pardon , mille fois pardon.